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Agriculture – Pêche

Dordogne : la moitié des producteurs de fraises partira à la retraite dans cinq ans

mardi 26 février 2019 à 8:53 Par Valérie Dejean, France Bleu Périgord et France Bleu

La production de fraises est-elle menacée en Dordogne ? Pour Patricia Rebillou, présidente de l'association des producteurs de fraises de Dordogne, la réponse est oui. Le métier est de plus en plus difficile et contraignant.

Les fraises
Les fraises © Radio France - Erika Vachon

Dordogne, France

En 2017, on comptait 230 fraisiculteurs périgourdins. En 2018, il n'y en a plus que 184 dont 120 très spécialisés. Ceux qui manquent à l'appel sont partis à la retraite. Et il y a de moins en moins de volontaires pour leurs succéder. Les raisons sont multiples pour Patricia Rebillou, la présidente de l’association des producteurs de fraises de la Dordogne. La profession réclame des compétences multiples : la gestion administrative, la production, la commercialisation. "Il faut faire beaucoup d'heures et les jeunes aujourd'hui  ont les mêmes attentes que les autres jeunes c'est à dire avoir plus de temps pour eux, et avec les fraises c'est pas compatible. Les fraises c'est du travail tout le temps. On commence en janvier et on finit le dix décembre."

Dans la fraisiculture, la main d'oeuvre devient une denrée rare

Aux difficultés du métier, il faut rajouter celle de la main d'oeuvre pour la cueillette. Les saisonniers renâclent à ramasser les fraises au sol. Si la fraise est partie pour moitié en production hors sol c'est aussi pour ça, explique Patricia Rebillou " Quand on trouve du personnel, on en a certains qui refusent parce qu'ils ne veulent pas se pencher pour cueillir les fraises au sol. L'autre raison de la production suspendue, ce sont les dernières mesures prises. On nous a supprimé les désherbants. Il va falloir trouver des personnes pour désherber. Ça va être assez compliqué."

Il n'y a que deux à trois producteurs spécialisés en Bio en Dordogne

La production de fraises bio est très compliquée en Dordogne aujourd'hui. Mais avec le temps pour Patricia Rebillou, ça s'améliore. "Nous n'utilisons pas un produit phytosanitaire à tout bout de champ et avec le temps on pourra faire des fraises sans pesticides."