Agriculture – Pêche

Dordogne : la sécheresse inquiète de plus en plus les agriculteurs

Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord vendredi 16 septembre 2016 à 13:30

Les prairies toutes jaunes du Périgord avec la sécheresse
Les prairies toutes jaunes du Périgord avec la sécheresse © Radio France - Antoine Balandra

La préfecture a organisé ce vendredi des visites de terrain en Dordogne pour aller à la rencontre des agriculteurs et leur permettre de montrer les conséquences concrètes de la sécheresse sur leur activité

Anne ma soeur Anne, ne vois tu rien venir? Déjà plus de 80 jours sans pluie (excepté les quelques orages de ce mardi) en Périgord. La sécheresse a de plus en plus de conséquences pour les agriculteurs du Périgord.

Ce vendredi, les jeunes agriculteurs et la FDSEA ont organisé plusieurs visites de terrain pour les responsables des services de l'Etat. Histoire de leur montrer l'ampleur des dégâts.

Certaines noix sont complètement brûlées - Radio France
Certaines noix sont complètement brûlées © Radio France - Antoine Balandra

Des visites à Saint Paul La Roche, à Grand Brassac ou à Corgnac sur l'Isle chez des producteurs de viande bovine, d'ovins, de noix, ou encore de céréales.

A Corgnac, c'est chez Damien Marty, un éleveur de 70 vaches allaitantes, agriculteur qui cultive aussi 40 ha de céréales et 25 ha de noix que les autorités ont pu mesurer l'impact de la sécheresse.

Les noix, les céréales, toutes les cultures souffrent

Dans le verger de noyers, certains arbres trop jeunes sont déjà morts à cause de l'été trop sec. D'autres arbres présentent des noix complètement carbonisées, dotées de grandes tâches noires côté ouest. Des noix qui seront déclassées et qui rapporteront donc moins. Damien Marty estime la perte à 10 à 15%.

Certains noyers n'ont pas supporté la sécheresse de cet été - Radio France
Certains noyers n'ont pas supporté la sécheresse de cet été © Radio France - Antoine Balandra

Il y a aussi les céréales qui sèchent sur place : une partie des maïs destinée à la récolte en grains a dû être ensilée. Un manque à gagner, auquel s'ajoute l'angoisse des pairies devenues jaunes et où les animaux ont bien du mal à trouver de la nourriture.

"Je suis obligé d'apporter du foin tous les jours en ce moment, et donc, de prendre sur mon stock pour l'hiver" s'inquiète Damien Marty

Les organisations syndicales agricoles espèrent maintenant des aides. Un placement pourquoi pas en procédure de calamité agricole. Mais la question n'est pas tranchée explique le responsable de la préfecture. En attendant, les agriculteurs pourraient bénéficier d'une exonération de taxe foncière.