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Dordogne : les chasseurs dans le viseur des agriculteurs

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Cette fois, le cochon est dans le maïs, et pour de bon. La recrudescence des sangliers en Dordogne fait passer des nuits blanches aux agriculteurs, qui voient leurs cultures ravagées par le gros gibier.

une parcelle de maïs ravagée par le passage des sangliers à Beleymas
une parcelle de maïs ravagée par le passage des sangliers à Beleymas © Radio France - Valérie Déjean

Sous un soleil de plomb, au milieu de parcelles de maïs crissant sous les pas, les agriculteurs ont invité la préfète à constater les dégâts. Et ils sont nombreux; toutes les cultures sont touchées, même les vergers et les vignobles. Tout fait ventre pour les sangliers qui se multiplient comme des petits pains 

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Des troupeaux de 25 à 30 bêtes 

Cet été, ce sont des troupeaux de 25 à 30 bêtes qui ont déferlé dans les cultures des producteurs de Dordogne. Ils ne se limitent plus au maïs, on les aussi vu labourer des prairies, des vergers, des vignes et même des fraisiers ! Malgré un tableau de chasse record de 13 000 sangliers abattus en 2017, ça ne suffit plus. Pour les exploitants visités par ces mammifères indélicats, c'est intenable. Ils ont donc donné rendez-vous à la préfète  au pied d une parcelle de maïs saccagée à Beleymas pour l'alerter. Pour ce jeune agriculteur qui vient de s'installer à Montagnac la Crempse, les dégâts commis dans ses cultures sont durs à encaisser.

Je nourris les sangliers, je nourris les chasseurs, je ne peux plus continuer comme çà" 

"Moi j'ai envie de pleurer quand je vois çà. Ça fait quatre, cinq ans que ça dure, pour moi ce n'est plus acceptable. J'ai 170 têtes, aujourd'hui j'ai envie de les vendre les vaches parce que je ne vais plus pouvoir les nourrir. Il faut faire quelque chose. Je peux plus continuer comme çà. En fait, je nourris les sangliers, je nourris les chasseurs .Les chasseurs c'est peut être un loisir mais pour moi c'est un revenu derrière, et c'est inacceptable de perdre un revenu comme çà__' ". Les agriculteurs très remontés, ont demandé à la préfète Anne Gaëlle Baudouin Clerc d'intervenir pour les aider.

Yannick Francès et la préfete de la Dordogne Anne Gaelle Baudouin Clerc © Radio France - Valérie Déjean

il faut mettre fin à tout ce folklore " .Yannick Francès

Pour Yannick Francès, de l'association Création de Dynamique Agricole, les plans de chasse sont insuffisants, les battues administratives inefficaces, et les mésententes entre sociétés de chasse finissent de noircir le tableau. Nous sommes pour le droit de chasse , pour que les chasseurs puissent chasser.Cependant, il y a des territoires où on gère les populations, où on ne tue pas les mères, on ne chasse plus durant certaines périodes pour que les troupeaux se développent, donc il faut mettre fin à tout ce folklore. Yannick Francès. La préfète de la Dordogne les invite à ne pas se tromper de cible. Les meilleurs pour tuer les sangliers, ce sont les chasseurs. Il faut renouer le dialogue.  Elle veut donc réunir autour de la même table, les agriculteurs et les chasseurs au début du mois d'octobre.

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