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DOSSIER : Brexit

Droits de pêche à Jersey : "il y a énormément de mauvaise foi du côté britannique"

La députée européenne Marie-Pierre Védrenne évoque des sanctions envers le Royaume Uni, après les droits de pêche attribués au compte-goutte par Jersey. Une cinquantaine de bateaux de pêche se sont rassemblés devant St Hélier jeudi.

La députée européenne bretonne Marie-Pierre Vedrenne (MoDem) est en colère et  se dit solidaire des pêcheurs bretons et normands partis manifester jeudi à Jersey, contre les droits de pêche imposés par Jersey.  Le ministre en charge du commerce extérieur, Franck Riester affirme que "Nous ne transigerons pas, le droit est très clair, les conventions doivent être respectées, (...) les décisions qui ont été prises par les Britanniques, nous les considérons comme nulles et non avenues" sur Sud Radio, avant de tempérer : "Nous mettons beaucoup de fermeté (...) et bien évidemment aussi un état d'esprit de désescalade, ce n'est pas la peine de prendre des risques inutiles"

FBBI : Est-ce que cette situation vous inquiète ?

Marie-Pierre Vedrenne : Nous sommes très inquiets et nous tenons à apporter tout notre soutien aux pêcheurs. Le Brexit n'en finit plus et ce que l'on constate, c'est qu'on a face à nous un partenaire de mauvaise foi qui ne respecte pas les engagements qu'il a pris. 

FBBI :  Est-ce que Jersey a le droit de décider qui peut pêcher dans ses eaux et pour combien de temps ? 

Marie-Pierre Vedrenne : Il y avait effectivement des procédures de transition jusqu'au 30 avril et des licences devaient etre délivrées pour avoir accès aux eaux de Jersey. À ce stade, seulement 41 licences ont été distribuées. Par ailleurs, le Royaume-Uni et Jersey rajoutent des conditions de manière unilatérale.

FBBI : Le gouvernement de Jersey dit que l'administration française n'a pas bien fait son travail. Est-ce de notre faute finalement ?

Marie-Pierre Vedrenne : Non, il y a énormément de mauvaise foi du coté britannique. Par exemple, depuis le début, la ministre de la Mer Annick Girardin est mobilisée pour faciliter les choses. Mais on voit que face à nous, on a des autorités britanniques qui surfent sur un souverainisme et un populisme qui visent à défendre des intêrets qu'ils n'ont pas acquis dans l'accord du Brexit. 

FBBI : Que peut-on faire dans cette situation ?

Marie-Pierre Vedrenne : Avec mon collègue Pierre Karleskind, qui est président de la commission Pêche au Parlement européen, nous sommes mobilisés pour faire en sorte que la Commission européenne réagisse. L'enjeu, c'est de faire comprendre aux Britanniques que s'ils ne respectent pas leurs engagements, nous avons la possibilité et la volonté politique  d'imposer des représailles ou des contre-mesures notamment d'ordre économique. 

FBBI : Comme couper l'électricité à Jersey, comme l'a proposé la ministre de la Mer ?

Marie-Pierre Vedrenne : Oui, ça peut être une solution mais c'est plutôt commencer par imposer de nouveaux droits de douane,  limiter l'accès au marché européen. Il faut démontrer que nous avons la volonté d'aller très loin pour leur faire comprendre que c'est une négociation et un bras-de-fer qui s'entament. Nous sommes déterminés à ce qu'ils respectent leurs engagements.

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