Agriculture – Pêche

Drôme : action coup de poing de la Confédération paysanne chez l'assureur d'un agriculteur bio

Par Tommy Cattaneo, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu vendredi 17 février 2017 à 14:33 Mis à jour le vendredi 17 février 2017 à 14:36

Les militants de la Confédération paysanne de la Drôme ont collé des affiches sur les vitres de l'agence Groupama de Chabeuil.
Les militants de la Confédération paysanne de la Drôme ont collé des affiches sur les vitres de l'agence Groupama de Chabeuil. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Une quinzaine de la militants de la Confédération paysanne de la Drôme ont investi l'agence Groupama de Chabeuil. Une action de soutien envers un agriculteur bio de Montélier dont les cultures ont été polluées par des pesticides l'année dernière. Et depuis neuf mois, il attend d'être indemnisé.

Action coup de poing ce vendredi matin à l'agence Groupama de Chabeuil. Une quinzaine de personnes de la Confédération paysanne de la Drôme ont occupé les lieux pour demander le payement des indemnités à un agriculteur bio dont les vergers ont été aspergés de pesticides en avril 2016. Le préjudice est estimé à 20 000 euros mais l'arboriculteur n'a toujours rien touché.

"Depuis neuf mois les assurances me baladent" - Sébastien Blache, arboriculteur à Montélier.

"C'était un jour de grand vent, un voisin désherbait ses tournesols et il a eu une dérive de ses herbicides sur mon verger qui est en agriculture biologique", raconte Sébastien Blache, arboriculteur à Montélier. 3 000 mètres carrés de culture au total. Il n'a donc pas pu vendre ses fruits et s'est même vu retirer sa certification bio. "Depuis neuf mois, les assurances me baladent d'expert en expert et le dossier n'avance pas."

Des militants de la Confédération paysanne de la Drôme ont donc débarqué dans l'agence Groupama de Chabeuil, l'assureur de Sébastien Blache. Ils ont installé des banderoles et collé des affiches sur les vitres. "On est pacifique mais aussi déterminé et très patient donc on peut rester longtemps", explique Vincent Delmas, le porte parole du syndicat dans la Drôme. "Jusqu'à lundi s'il le faut !"

Inutile. Au bout d'un quart d'heure, l'employé de l'agence est arrivé à joindre un des responsable de Groupama au téléphone. Il assure à Vincent Blache que le versement de ses 20 000 euros d'indemnités se fera dans la journée. "Comme quoi là ils n'ont plus besoin des expertises", plaisante l'arboriculteur en raccrochant le téléphone.