Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Drôme : crise de l'abricot, trois ans pour survivre

vendredi 25 août 2017 à 2:52 - Mis à jour le vendredi 25 août 2017 à 9:56 Par David Meilhac, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Contrairement aux autres fruits et légumes, le prix des abricots est en forte baisse en 2017 : -26% selon l'association de consommateurs Familles Rurales. Une situation qui plonge les producteurs de Drôme dans la difficulté, et les oblige à moderniser leurs vergers.

Abricots, photo d'illustration
Abricots, photo d'illustration © Maxppp - Sébastien Jarry

Il est loin, le temps où les consommateurs français se contentaient des abricots qu'on leur servait. Cet été 2017 a été précurseur de ce que seront les prochains : les prix sont à la baisse, -26% selon l'association de consommateurs Familles Rurales. Et pour y échapper, les arboriculteurs vont devoir se retrousser les manches selon le responsable fruits à la FDSEA de la Drôme.

"Nous avons deux nouveaux concurrents, l'Espagne et l'Italie. Il faut donc réinvestir de façon très urgente sur nos vergers, notamment en produisant d'autres variétés, qui s'étalent de juin jusqu'à mi-août"

Régis Aubenas qui l'affirme : ces changements doivent s'opérer dans les trois ans, sous peine de disparition.

Des pertes très lourdes

Déjà cet été, le manque à gagner va être difficile à amortir. Les gens vont perdre jusqu'à trente centimes au kilo selon ce même syndicaliste. Ça peut aller jusqu'à 6.000 euros de perte par hectare. Certains producteurs n'ont même pas ramassé leurs fruits : pas assez rentable. Confirmation avec le Président de l'AOP Pêches et Abricots de France Bruno Darnaud :

"On a connu les prix les plus bas de toute l'histoire de l'abricot"

Selon Bruno Darnaud, la pêche et la nectarine ont su au contraire se moderniser, mieux jouer sur la fibre patriotique. Résultat : même plus chère, la pêche drômoise s'est plutôt bien vendue cet été, en très léger repli par rapport aux deux étés précédents.