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Agriculture - Pêche

Élevage : Welfarm espère des annonces suivies d'effets

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Par , France Bleu Lorraine Nord

L'association messine Welfarm salue l'interdiction annoncée de la castration à vif des porcelets, mais attend des mesures concrètes et aimerait que le gouvernement aille plus loin pour le bien être animal.

Welfarm avait mené une campagne d'affichage en 2017 contre la castration à vif des porcelets
Welfarm avait mené une campagne d'affichage en 2017 contre la castration à vif des porcelets © Maxppp - Philippe Lavieille

Bien, mais peut mieux faire. Si l'association messine Welfarm qui milite pour le bien être animal salue "une première victoire" suite aux annonces du ministre de l'Agriculture mardi matin sur l'interdiction du broyage des poussins et de la castration à vif des porcelets à la fin de l'année 2021, elle reste prudente quant à l'application concrète de ces promesses.   

Pas d'information sur la mise en oeuvre 

"Cela reste assez flou dans l'application" constate Pauline di Nicolantonio, chargée de la campagne Stopcastration à Welfarm, qui espère que les annonces ne resteront pas sans effet et se traduiront par une loi d'interdiction.  

On se bat depuis 2016 pour cette interdiction [...] mais on reste très très prudent

Pauline DiNicolantonio, chargée de campagne à l'association Welfarm

Un gouvernement à la traîne 

Surtout, elle regrette que le gouvernement ne prenne pas davantage la mesure de la souffrance animale dans les élevages intensifs. "Il y a une demande forte des français sur l'interdiction des poules pondeuses en cage, rien non plus sur les conditions d'abattage" regrette la militante. Welfarm refuse l'opposition systématiquement faite entre la filière élevage en France et les défenseur du bien-être animal. "C'est un faux débat. On peut vouloir que le bien être des animaux et que les éleveurs s'en sortent. Les deux sont tout à fait compatibles" assure Pauline di Nicolantonio, "et la société, de ce point de vue là, est bien plus en avance que les politiques." 

On a des gouvernants qui veulent préserver leur électorat et qui sont fortement soumis au syndicat dominant, la FNSEA 

Pauline DiNicolantonio, chargée de campagne à l'association Welfarm

Castration des porcelets :  les éleveurs testent déjà des alternatives

La technique de castration permet d'obtenir des porcs plus gras, tout en évitant l'odeur nauséabonde de verrat que peut dégager à la cuisson le gras de certains mâles "entiers". Selon l'Agence France Presse, la coopérative Cooperl, qui regroupe un quart des éleveurs français, a invité dès septembre 2012 ses 2.500 éleveurs (aujourd'hui 2.700) à lâcher le scalpel, pour lancer la commercialisation de ses premiers porcs non castrés en mars 2013.  Actuellement, 85% des éleveurs de la coopérative ont mis fin à la castration du porcelet, selon la Cooperl, interrogée mardi par l'AFP. Reste le cas particulier des labels comme le jambon de Bayonne pour qui la castration reste la seule solution car le jambon n'aurait pas l'odeur souhaitée par la clientèle. Des recherches sont en cours sur des solutions alternatives qui seraient compatibles avec le bien-être animal, comme la castration sous anesthésie.

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