Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Emission spéciale au Salon Agrimax : les circuits courts en Moselle, c'est juste une mode ou c'est l'avenir ?

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

A l'occasion du salon de l'agriculture Agrimax, à Metz Expo, France Bleu vous propose un débat avec des acteurs de la filière, sur le thème des circuits courts.

Xavier Lerond, président de la Chambre d'agriculture de la Moselle, et Benoît Brier, éleveur à Rochonvillers, au salon Agrimax 2020
Xavier Lerond, président de la Chambre d'agriculture de la Moselle, et Benoît Brier, éleveur à Rochonvillers, au salon Agrimax 2020 © Radio France - magali fichter

Cette semaine se déroulait Agrimax, le rendez vous des professionnels de l'élevage dans le Grand Est, à Metz Expo. Et pour clôturer cette édition 2020, nous vous avons proposé une émission spéciale pour France Bleu Lorraine, un débat sur les circuits courts, avec deux acteurs de la filière agricole mosellane : Xavier Lerond, le président de la Chambre d'agriculture de la Moselle, et Benoît Brier, éleveur de charolaises à Rochonvillers, dans le nord du département. Morceaux choisis.

Ecoutez l'émission en direct ici.

C'est un mode de consommation dont les éleveurs doivent profiter" - Xavier Lerond, président de la Chambre d'agriculture de la Moselle

Les circuits courts, tendance ou avenir ?

"On fait de la vente directe depuis une vingtaine d'années", explique Benoît Brier. C'est son père qui avait lancé cette vente directe, pendant la crise de la vache folle, "les cours de la viande s'étaient effondrés et il a voulu trouver une solution." Chez les Brier, on est donc rôdés, mais les circuits courts ont connu une heure de gloire récente, pendant le confinement : "les gens avaient peur d'aller dans les grandes surfaces, explique Xavier Lerond. C'est un mode de consommation dont les éleveurs doivent profiter, il est complémentaire du circuit long, mais il y a des perspectives." Ce modèle n'est pas "pour tous les agriculteurs. Certains sont prêts à le faire, d'autres pas. Certains sont prêts à se mettre en commun, d'autres à faire la vente. Il y a plein de choses qui existent !" A la chambre d'agriculture, pour aider les producteurs qui souhaitaient se lancer, un drive fermier de Moselle a été lancé.

On arrive pas à s'aligner sur l'industriel, mais on a fait un effort sur nos tarifs pour avoir une petite part de marché dans ce milieu" - Benoît Brier, éleveur

Les limites du système

L'idée est belle sur le papier, mais les circuits courts ont aussi leurs limites.  Par exemple, la famille Brier travaille avec des collectivités, mais "la concurrence est extrêmement rude, avec des commerciaux qui sont sur le terrain tous les jours, et nous, en tant que petits producteurs, avoir cette démarche en plus de notre travail, c'est très prenant." Il y a aussi la question du prix, "on arrive pas à s'aligner sur l'industriel, mais on a fait un effort sur nos tarifs pour avoir une petite part de marché dans ce milieu". A la chambre d'agriculture de la Moselle, Xavier Lerond explique qu'ils peuvent se faire aider pour "répondre à un cahier des charges" mais aussi "leur donner les moyens de se mettre ensemble, grâce à des plateformes, par exemple."

Pour faire connaître notre produit, auquel on croit beaucoup, on utilise tous les outils qui sont à notre disposition" - Benoît Brier

Apprendre à se réinventer

La période particulière, effectivement, c'est peut-être l'occasion d'innover, comme ce qu'a fait la chambre d'agriculture avec le drive fermier, qui perdure après le confinement. "La semaine dernière, on a encore rencontré la gendarmerie, qui voudrait un drive dans leurs casernes, explique Xavier Lerond. Il y a des choses qui ont marqué les gens et ils veulent continuer." Mais pour que ça marche, il faut toujours se réinventer. "Pour faire connaître notre produit, auquel on croit beaucoup, on utilise tous les outils qui sont à notre disposition, explique Benoît Brier. Avec son frère, ils gèrent un site internet et une page Facebook, et ont même créé une chaîne Youtube où ils filment des recettes de cuisine pour cuisiner leur viande. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess