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En 2020, la criée de Cherbourg a limité les dégâts

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Par , France Bleu Cotentin

Après une année 2020 compliquée entre crise sanitaire et incertitudes sur le Brexit, le centre de marée de Cherbourg a dressé le bilan. La criée enregistre une baisse de 13% en tonnage et le chiffre d'affaire est en diminution de 20% par rapport à 2019.

La criée de Cherbourg limite la casse après une année 2020 compliquée
La criée de Cherbourg limite la casse après une année 2020 compliquée © Radio France - Bénédicte Courret

"Le centre de marée ne déroge pas au bilan de l'ensemble de l'économie française", confie en préambule le président de la CCI Cherbourg-Cotentin. 

Une activité en baisse à la criée

L'année 2020 est venue stopper net les résultats encourageants du port de pêche de Cherbourg en 2019, suite à la démarche de restructuration. La succession de tempêtes en début d'année, le conflit entre pêcheurs français et anglo-normands, la fermeture des eaux du baillage de Guernesey en février, puis bien sûr la crise sanitaire sont venus apporter leur lot de difficultés. Ainsi, les navires hauturiers, qui représentent 70% des apports, sont restés à quai. Et le confinement a eu un effet immédiat : une baisse de 50% des prix moyens. La fermeture des restaurants a été un coup dur, en particulier pour les poissons fins (turbot, sole, etc.). Entre janvier et juin 2020, la criée a perdu 20% du tonnage et 20% du chiffre d'affaire par rapport à 2019. 

Le second semestre a permis de relever la barre. La pêche hauturière a pu reprendre. Mais, en particulier entre juin et septembre, une partie de la cinquantaine de petits navires côtiers a préféré bénéficier des dispositifs d'aides mis en œuvre par l'Etat plutôt que de reprendre la mer. 

La bonne nouvelle pour le port de pêche, c'est le retour du _Borée Al_à la mi-février 2020. Après plusieurs années de service en Bretagne nord, cette unité de 24 mètres vient conforter la flottille cherbourgeoise avec sept unités hauturières. 

Fin 2020, le centre de marée de Cherbourg enregistre un tonnage total de 4.785 tonnes (contre 5.485 en 2019), soit une baisse de près de 13%. En 2021, la criée espère passer la barre des 5.000 tonnes. Quand au chiffre d'affaire, il est de 11,69 millions d'euros : c'est près de 20% de moins qu'en 2019. Un résultat qui s'explique principalement par un prix moyen extrêmement bas en moyenne pour les espèces : 2,31 euros le kilo, contre 2,50 en 2019 ou encore 2,75 en 2018. 

La coquille Saint-Jacques superstar ! 

La bonne surprise vient de la coquille Saint-Jacques. Le mollusque truste la première place des espèces pêchées à la fois en tonnage (772.263 kilos) et en valeur (plus de 2 millions d'euros). Même si les restaurants sont restés portes closes, les gens ont consommé dans les poissonneries et dans les ventes à quai. Une coquille qui continue sa progression d'année en année : en 2020, 100 tonnes de plus de cet "or blanc" ont transité sous la criée de Cherbourg par rapport à 2019. Le centre de marée du Cotentin qui a l'avantage de présenter à la vente des coquilles issues de trois gisements disponibles au large de la Manche : ouest-Cotentin, nord-Cotentin, et est-Cotentin/baie de Seine. 

"Notre grand étonnement a été de voir que le prix de la coquille s'est maintenu à un niveau acceptable de vente. On a l'habitude d'une flambée au moment des fêtes, c'est logique. Mais même fin janvier, il est toujours à un niveau intéressant. C'est aussi le reflet de consommateurs qui ont envie de se faire plaisir. Je pense aussi que c'est le fruit de campagnes publicitaires et du travail de Normandie Fraîcheur Mer notamment", souligne Séverine Jean, directrice de la criée de Cherbourg. 

63 acheteurs au total sont agréés au centre de marée de Cherbourg : c'est un de plus qu'en 2019. 

Toujours des inquiétudes sur le Brexit

Avec la pandémie, l'autre grosse préoccupation du moment, c'est le Brexit. Las navires n'ont pas encore toutes les autorisations. "Il est encore bien trop tôt pour mesurer l'impact du Brexit", confie Séverine Jean, qui donne rendez-vous "peut-être à la fin du premier trimestre pour avoir plus de recul". "On aura besoin de nous adapter en 2021, comme en 2020", ajoute la directrice de la criée. "Moi, je suis confiant : le gouvernement britannique s'est engagé sur les licences sous 90 jours. Nous sommes au trentième jour. Mais plus vite nous aurons ces licences, plus vite nous pourrons aller pêcher", résume Dominique Louzeau, le président de la CCI. Sur Guernesey, "c'est un problème plutôt diplomatique qui devrait se régler. Les pêcheurs de Guernesey vendent essentiellement leur poisson dans les criées de Granville et Cherbourg. Le baillis de Guernesey ne peut pas non plus mettre ses pêcheurs en difficulté. Donc, le problème va être résolu", explique Dominique, Louzeau. 

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