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Quelles alternatives à la castration des porcs ou au broyage des poussins ?

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Par , France Bleu Breizh Izel

Le ministre de l'Agriculture a présenté le plan du gouvernement pour le bien-être animal ce mardi. Parmi les mesures, l'arrêt du broyage des poussins ou de la castration des porcelets à vif. En Bretagne, terre d'élevage porcin et avicole, ces mesures posent problème pour les agriculteurs.

Porcelets illustration
Porcelets illustration © Maxppp - Darek Szuster

À partir de 2021, le broyage des poussins et la castration des porcelets à vif devraient être interdits. Ce sont quelques-unes des mesures présentées par le ministre de l'Agriculture ce mardi pour améliorer le bien-être animal. 

85% des porcs castrés

En France, selon l'association de défense des animaux Welfarm, environ 85% des porcs sont castrés à vif, moins de 7 jours après leur naissance. Cette technique permet d'éviter l'apparition d'odeurs sexuelles dans la viande. En effet, à la cuisson, la viande du verrat (qui n'est pas castré) peut parfois relâcher des odeurs difficilement supportables. "En castrant nos porcs, on s'adapte juste à la clientèle et au marché. Aucun éleveur ne castre ses animaux par pur plaisir. Je ne pense pas que l'interdiction de la castration soit la bonne solution", confie Philippe Saliou, éleveur de porcs à Bégard (Côtes-d'Armor). L'éleveur souhaiterait plutôt que l'on se dirige vers une castration sous anesthésie locale. 

Trier les viandes 

Il existe actuellement des alternatives à la castration à vif. La Cooperl, une coopérative agricole du Grand-Ouest, s'est engagée dans cette démarche. Parmi ses 25.000 éleveurs (1/4 de la profession), environ 85% ont arrêté la castration. Pour éviter la commercialisation de viandes odorantes, la Cooperl effectue un tri des carcasses à la sortie de l'abattoir. Celles qui présentent des odeurs sexuelles sont mises de côté. Cela concerne 4% des bêtes. 

"Un danger pour les plus petites exploitations"

Alors, pourquoi ne pas procéder au tri des viandes ou à l'anesthésie locale ? "Ce sont des techniques et des outils que les éleveurs ne peuvent pas tous s'approprier. Certaines exploitations ne pourront pas faire face à cet investissement", regrette Jean-Alain Divanach, président de la FDSEA du Finistère. "À terme, cela pourrait mettre en péril les plus petits élevages ou les exploitations familiales", rajoute-t-il. 

Concernant le broyage des poussins, "il n'existe quasiment aucune alternative", s'inquiète André Quénet, président de la section volailles de la FDSEA 29. "Le ministre donne une date butoir mais d'ici 2021, scientifiquement, nous n'avons pas d'autres moyens que le broyage", confie-t-il. Les agriculteurs l'assurent : ce n'est pas la partie la plus gaie de leur métier. Cependant, selon eux, le broyage des poussins est nécessaire dans les exploitations de poules pondeuses car ils ne pondent pas d’œufs et leur chair n'est pas idéale à la consommation. 

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