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Agriculture - Pêche

Charente-Maritime : les sangliers ravagent les cultures, les agriculteurs à bout

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Par , France Bleu La Rochelle

L'histoire se répète pour Cédric Bouyer, éleveur à Corignac tout au sud de la Charente-Maritime. Chaque année, il voit ses cultures, destinées à nourrir ses animaux, ravagées par les sangliers. Une perte financière considérable qu'il attribue au manque d'action de la Fédération de chasse.

Les sangliers ont retourné le champ à peine semé de Cédric Bouyer.
Les sangliers ont retourné le champ à peine semé de Cédric Bouyer. - Cédric Bouyer

Corignac, France

Cette fois, Cédric Bouyer a à peine eu le temps de semer avant que les sangliers ne détruisent tout. "Ils ont faim alors ils cherchent des vers, ils retournent toute la terre, sortent les graines et plus rien ne pousse." Une situation qui se répète chaque année. Et qui lui laisse la sensation de travailler pour rien en plus d'une grosse perte financière : "entre le gasoil, les semences et le temps passé, un hectare me coûte entre 1200 et 1500 euros. L'indemnisation de la fédération de chasse c'est peut-être 200 ou 300 euros par hectare, ce n'est pas rentable et _ce n'est plus possible_." Une fédération départementale de chasse qui n'en fait pas assez selon Cédric Bouyer.

Des engagements tenus pour la fédération départementale de chasse

La fédération est en effet tenue de réguler la population de sangliers ou d'indemniser les agriculteurs pour les éventuels dégâts. Elle a d'ailleurs tenu les engagements pris à la fin de la saison dernière.  "Le prix des bracelets a baissé de 30% pour atteindre 25 euros" explique son directeur Matthieu Asselin. Les bracelets sont indispensables pour chasser le sanglier, chaque animal prélevé devant recevoir le sien. "Cette année 5230 bracelets ont été attribués, plus que les 5050 de l'année dernière et 500 sangliers ont déjà été prélevés _depuis le mois de juin._"  La fédération départementale de chasse s'est fixé comme objectif de prélever 3000 individus par an pour retrouver une situation "acceptable" pour tout le monde. En dernier recours, elle fournit aussi gratuitement des clôtures électriques aux agricultures.

"Je vais finir par devoir arrêter mon activité agricole"

Des mesures loin d'être suffisantes pour Cédric Bouyer, à bout après plusieurs années de lutte : _" La seule solution c'est que j_e vais finir par devoir arrêter mon activité agricole parce que travailler pour voir ce travail presque systématiquement détruit, ce n'est plus possible. Je ne pourrais _pas vivre une année comme l'année dernière. "_Et il n'est pas le seul dans ce cas là. Avec d'autres agriculteurs, il fait partie d'une association de victimes du grand gibier.

Mais le problème semble avoir été pris en compte au niveau national. Une consultation publique a lieu jusqu'au 12 octobre sur l'extension de la chasse au sanglier pendant tout le mois de mars.  Une fois terminée ce sont les préfectures qui auront le dernier mot et décideront ou non de modifier leurs arrêtés.

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