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Agriculture – Pêche

En Côte-d’Or, des agriculteurs se font remplacer pour pouvoir partir en vacances

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Par , France Bleu Bourgogne

Comme chaque été, des agents de remplacement travaillent dans les fermes de Côte-d'Or, pendant que les agriculteurs prennent quelques jours de repos. Ce service est assuré par une association, un groupement d'employeurs auquel cotisent les exploitants.

Lisa Moreau envisage de reprendre la ferme de ses parents. En attendant, elle travaille comme agent de remplacement comme ici à Noiron-sur-Bèze.
Lisa Moreau envisage de reprendre la ferme de ses parents. En attendant, elle travaille comme agent de remplacement comme ici à Noiron-sur-Bèze. © Radio France - Jacky Page

Noiron-sur-Bèze, France

« Le métier est très prenant », souffle Sabine Devulter-Trésillard, depuis son lieu de villégiature. Avec son mari, elle exploite un troupeau de 40 vaches laitières à Noiron-sur-Bèze, et produit des fromages fermiers. Pourtant, elle est en vacances, en camping dans les Hautes-Alpes. Pas longtemps, mais assez pour profiter d’une pause bien méritée : « on part une semaine par an. On est déjà partis 10 jours, mais c’est compliqué de partir plus longtemps à cette période-là. C’est une période de récoltes, de travail du sol, et puis on enchaîne sur les vêlages ».

Si l’éleveuse a pu s’absenter, c’est grâce au service de remplacement, à la chambre d’agriculture. Une association, un groupement d’employeurs qui compte 450 adhérents, et auquel cotisent les exploitants, moyennant 160 euros de cotisation annuelle de base. Ensuite, il y a un tarif appliqué à la journée, variable selon le type de remplacement, et plus ou moins subventionné. Ainsi, un remplacement pour congé de maternité ne coûte rien.

Faire confiance au remplaçant

Pendant que Sabine Devulder-Trésillard fait de la randonnée en famille, Lisa Moreau s’occupe de sa ferme : « je suis contactée par la chambre d’agriculture, qui me donne le lien direct avec l’agriculteur. Chacun a ses manières de faire, son système. Il faut essayer de s’adapter au mieux qu’on peut ». Pour Lisa, cette mission à Noiron-sur-Bèze ne nécessite pas de phase d’adaptation, puisque ce n’est pas le premier remplacement qu’elle y assure.

Un lien de confiance s’établit entre l’agriculteur et son remplaçant, et Sabine Devulder-Trésillard est partie l’esprit tranquille : « ce sont des gens qu’on connaît, avec qui on a déjà travaillé, qui connaissent la ferme. C’est une relation sur la durée. C’est aussi un outil avec des gens qui sont formés, et assez stables sur les postes ».

Le service du remplacement recrute

Depuis septembre 2018, la remplaçante Lisa Moreau ne chôme pas et enchaîne les missions. Le service de remplacement fait travailler une quinzaine de salariés en CDI, et d’autres en CDD. Au total en 2018, une quarantaine de personnes ont effectué les remplacements. Mais il en faudrait davantage, souligne Chloé Ribet, du service de remplacement : « le téléphone peut sonner dans dix minutes, parce qu’un agriculteur s’est accidenté, et _on a besoin d’un pool d’agents de remplacement disponibles_. Des personnes qu’on pourrait embaucher sur la durée, mais aussi des personnes qui pourraient être disponibles une journée par semaine, ou des étudiants qui pourraient travailler pendant l’été par exemple ». 

Si vous avez une formation agricole, vous pouvez donc postuler sur le site servicederemplacement.f