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Agriculture – Pêche

En Côte-d'Or, les producteurs de colza s'opposent aux importations d'huile de palme

lundi 11 juin 2018 à 20:18 Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne

L'huile de palme va-t-elle remplacer le colza dans la fabrication des biocarburants ? Les agriculteurs de Côte-d'Or ne le souhaitent pas. Cela aurait pour conséquence de déstabiliser toute la filière agricole. C'est la raison pour laquelle, à l'appel des JA, ils vont soutenir leurs collègues.

La Bourgogne est l'une des régions de France qui produit le plus de colza
La Bourgogne est l'une des régions de France qui produit le plus de colza © Radio France

Dijon, France

En Côte-d'Or, on n'a pas de raffineries mais on produit du colza. Beaucoup de colza. La Côte-d'Or est même l'un des départements où l'on en produit le plus. 58 000 hectares l'an passé. C'est donc "une culture très importante dans la rotation classique des agriculteurs qui cultivent le colza, le blé, et l'orge", explique Antoine Carré, agriculteur à Verrey-sous-Salmaise. 

Les deux tiers pour la fabrication du biocarburant 

Deux tiers du colza cultivé en France est utilisé dans la fabrication de biocarburants. Si on remplace le colza par de l'huile de palme, "c'est toute une filière qui risque d'être menacée", ajoute Antoine Carré, "d'autant que les agriculteurs se sont adaptés à cette culture." Pour ce jeune agriculteur (il est aussi le président des Jeunes Agriculteurs), le problème est surtout d'ordre économique: "certes le colza est plus cher que l'huile de palme, mais il est surtout plus écologique. Au lieu d'avoir une marchandise payée 400 euros la tonne, le prix de revient pourrait tomber à 300 euros, ce qui mettrait la filière en péril."

Antoine Carré, producteur de colza à Verrey-sous-Salmaise : " c'est incohérent de remplacer le colza par de l'huile de palme pour le biocarburant"

La concurrence canadienne

L'autre souci des producteurs de colza, c'est la concurrence canadienne. Le colza canadien, appelé canola est souvent fabriqué grâce aux OGM avec des coûts de production plus faibles. Il arrive en France avec un prix inférieur de 40 euros la tonne.  

De gros débouchés pour Dijon Céréales 

Pour la coopérative Dijon Céréales, le colza est une culture très importante : "cela représente 45 000 hectares cultivés par nos adhérents, soit 150 000 tonnes de graines de colza que nous exploitons, c'est 15 % de notre collecte totale," explique Didier Quintard du groupe Dijon Céréales. Les deux grands débouchés du colza sont le biocarburant et l'alimentation humaine. Le colza entre dans 7 % de la composition du biocarburant. Enfin, une part non négligeable sert à fabriquer du tourteau, un aliment destiné aux animaux. 

  • Retrouvez le reportage sur le colza fabriqué en Côte-d'Or ce mardi en écoutant France Bleu Bourgogne.