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En Côte-d'Or, les producteurs de graines de moutarde ont le blues

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Par , France Bleu Bourgogne

La culture de la moutarde est elle vouée à disparaître en Côte-d'Or ? C'est en tout cas la crainte des producteurs dont le nombre diminue d'année en année dans le département. Il est passé de 300 à peine 200 aujourd'hui. Faute à la sécheresse et à l'interdiction des pesticides.

Les champs de moutarde sont dévorés par les insectes depuis l'interdiction des pesticides
Les champs de moutarde sont dévorés par les insectes depuis l'interdiction des pesticides © Maxppp - Bruno Levesque

Les champs de moutarde sont victimes de la sécheresse mais aussi et surtout de l'interdiction des insecticides. Résultat, les engagements pris auprès des principaux producteurs de pâte de moutarde français et mondiaux ne peuvent pas être tenus. Les agriculteurs devaient fournir 15 000 tonnes de graines mais cette année, ils arriveront péniblement à en proposer 5 000 tonnes.  

Les récoltes victimes des insectes nuisibles 

Pourtant, la filière avait tout pour réussir regrette Fabrice Genin, le président de l'association des Producteurs de Graines de Moutarde de Bourgogne. Les industriels sont installés pour la plupart en Côte-d'Or et après six ans d'efforts, un climat de confiance s'était instauré entre eux et les agriculteurs. Mais l'interdiction des pesticides a permis la prolifération des insectes qui causent des ravages sur les plants et pour l'instant, aucune autre solution (produits bio, nouvelles espèces de plants) ne semble porter ses fruits.  

Fabrice Gelin (en rouge) le président de l'AGPMB aux côté du maire de Marsannay-les-bois et du préfet de Côte-d'Or
Fabrice Gelin (en rouge) le président de l'AGPMB aux côté du maire de Marsannay-les-bois et du préfet de Côte-d'Or © Radio France - Christophe Tourné

Une délocalisation de la production ? 

Actuellement, les regards se tournent plus au nord de la France où la sécheresse et moins d'insectes permettrait de relancer la production et répondre aux objectifs de productions fixés avec les industriels. Mais cela représente un risque de voir complètement disparaître les champs de pieds de moutarde en Côte-d'Or à terme. Et pour l'instant, rien ne garantie que cela marche mieux ailleurs. 

Une réglementation mieux adaptée ? 

Dans leur ensemble, les agriculteurs demandent à l'heure où l'on prône une production locale, une réglementation elle aussi locale. Comment répondre aux besoins spécifiques d'un territoire depuis Bruxelles ou Paris, c'est chose impossible pour les syndicats agricoles. Cela ne date pas d'aujourd'hui et la réponse des autorités est très longue à venir. Pourtant l'an passé déjà, la filière avait alerté sur ses difficultés

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