Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La sécheresse en Creuse

"En Creuse, la sécheresse va coûter au moins 30.000 euros par élevage"

-
Par , France Bleu Creuse, France Bleu

30.000 euros en moyenne par élevage, c'est le prix de la sécheresse. Le calcul du syndicat Jeunes Agriculteurs correspond à tout le volume de fourrage qui n'a pas poussé faute de pluie, et qu'il faudra acheter pour passer l'hiver. La facture va aussi s'alourdir avec le coût de l'eau.

faute d'herbe dans les champs, cela fait déja plusieurs semaines qu'il faut du fourrage pour les animaux
faute d'herbe dans les champs, cela fait déja plusieurs semaines qu'il faut du fourrage pour les animaux © Radio France - Olivier Estran

Ciel bas et nuages lourds.  En une semaine la Creuse est passée d'un été chaud et sec à l'automne, mais le retour des pluies encore timides ne change rien à la galère des agriculteurs.

Nous sommes chez Régis, Chrystel et Florian Derboule, éleveurs de charolaises à Tardes, pas très loin de Gouzon dans l'Est de la Creuse. Dans les prés, comme partout ailleurs l'herbe est jaune et rase, alors il faut nourrir les animaux avec du fourrage.

30.000 euros par élevage

"Avec le manque de pluie, la récolte de fourrage a été tellement maigre qu'on estime qu'il manque en moyenne 174 tonnes de foin par exploitation, soit 30.000 euros à acheter pour passer l'hiver" explique Michaël Magnier, le président des Jeunes Agriculteurs à la Préfète en visite sur le terrain.

A cette première estimation s'ajoutera le coût de l'eau. Même avec le retour de la pluie, la plupart des sources restent taries. 

"Chez moi, il n'y en a plus qu'une seule qui donne, raconte Yves Henry, éleveur à Auge, alors oui, on continue a faire des allers retours avec les citernes pour apporter de l'eau à nos troupeaux. C'est du temps et du carburant. Et quand les rivières ou les étangs sont trop bas, il faut se brancher sur le réseau d'eau potable, et bien sûr on paie le mètre-cube comme tout le monde."

A La Souterraine, on continue aussi à abreuver les troupeaux
A La Souterraine, on continue aussi à abreuver les troupeaux © Radio France - Olivier Estran

Trouver des solutions 

Les étés chauds et secs se succèdent , alors comment faire pour s'adapter au changement climatique ?

"On ne demande pas la création de 3 ou 4 mille retenues d'eau, assure Michaël Magnier, mais pour une exploitation qui a dix hectares, pourquoi ne pas faire une réserve de 20 mille mètres cubes ? Ça ne coûte pas grand chose. Il  faut juste que l'on soit accompagné techniquement."  

"Le modèle d’élevage extensif de la Creuse est vertueux" répond la Préfète Magali Debatte.

"Ce n'est pas le secteur qui consomme le plus. Alors oui, on va vous aider. On va mettre en place un accompagnement , une sorte de "guichet unique" pour regrouper les demandes et étudier leur impact sur l'environnement. D'ici deux ans, il faut qu'on puisse avoir déjà réalisé 2 à 3 projets."

Comment aider les éleveurs ? La réponse de la Préfète de la Creuse

Garder les retenues d'eau sur les rivières

Ici coulait une riviere, la Tardes est à sec
Ici coulait une riviere, la Tardes est à sec © Radio France - Olivier Estran

Autre demande des agriculteurs: garder les "seuils" sur les rivières. Ces petits barrages aménagés au cours du 19° ou 20° siècle pour faire tourner les moulins ou alimenter les villages. Ces retenues sont encore les seules à conserver un peu d'eau, ce qui permet aux éleveurs de puiser dedans.

Sur la Tardes, cette retenue permet de garder un peu d'eau
Sur la Tardes, cette retenue permet de garder un peu d'eau © Radio France - Olivier Estran

"Heureusement qu'on a encore cette écluse qui permet le stockage de l'eau sous le pont, sinon le débit ne serait pas suffisant. On est 6 agriculteurs à venir pomper de l'eau ici. Ça nous est indispensable." explique Régis Derboule qui possède 125 vaches.

Régis Derboule, eleveur plaide pour le maintien de l’écluse sur sa rivière

Une balade pour comprendre l'agriculture et le  monde de l'élevage 

Les agriculteurs creusois ne sont pas les responsables de la sécheresse, ils en sont les victimes.  A l'heure où les critiques en tous genres se multiplient sur le monde agricole, ils ont décidés d'expliquer et d'expliquer encore leur métier.

Ils nous donnent rendez vous ce dimanche matin à Mansat-La-Courrière (entre Bourganeuf et Pontarion) à la ferme de M Bodeau.

Les portes seront ouvertes dés 8H30 , et ensuite on vous propose à partir de 9H30 deux randos de 7 et 12 km.

Tout au long du parcours, des agriculteurs expliqueront leur métier et répondront aux questions sur l’élevage et le paysage.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess