Agriculture – Pêche

En Haute-Saône, les agriculteurs veulent prolonger la chasse aux sangliers jusqu'en février

Par Dimitri Imbert, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon lundi 23 janvier 2017 à 18:44

Les exploitants de Haute-Saône craignent des dégâts plus importants encore au printemps, en pleine période de reproduction
Les exploitants de Haute-Saône craignent des dégâts plus importants encore au printemps, en pleine période de reproduction © Maxppp - S.GAILLOCHON

Les agriculteurs de Haute-Saône demandent à la préfète du département de prolonger la période de chasse au sanglier tout le mois de février. Depuis l'automne, les dégâts sur les prairies sont en effet considérables dans certains secteurs.

Attention, agriculteurs au bord de la crise de nerfs en Haute Saône. Très régulièrement depuis cet automne, les sangliers retournent les pâtures pour chercher de la nourriture dans certains secteurs du département. Les exploitants de Haute-Saône demandent du coup à la préfète du département de prolonger la période de chasse au sanglier tout le mois de février.

Des dégâts sur prairie en augmentation de 40% par rapport aux années antérieures"-Thierry Chalmin, président de la Chambre d'agriculture de Haute-Saône

Les agriculteurs craignent en effet que les dégâts ne prennent des proportions plus importantes si les sangliers actuels se reproduisent au printemps. "Les sangliers fouillent, ils font des trous pour chercher des protéines, des vers ou le maïs laissé par les chasseurs qui agrainent, explique Thierry Chalmin, le président de la Chambre d'agriculture de Haute-Saône. Les dégâts sont très importants, en augmentation de 40% par rapport aux années antérieures."

Pour Michel Dormoy, le président de la fédération de Haute Saône, pas question de prolonger l'ouverture de la chasse : "On est absolument contre car les laies qui tombent tous les week-ends sont toutes porteuses en cette saison, se défend-il, du coup c'est le cheptel de l'année prochaine qui est en train de mourir". Pour autant il ne nie pas la réalité du problème : "On fait notre travail, des mesures ont déjà été prises, avec des prélèvements (le nombre de sangliers tués, ndlr) doublés voire triplés dans certains secteurs, comme à Breurey-Lès-Faverney, par exemple".

Il n'est donc pas certain que les deux parties réussissent à s'entendre. La préfète de Haute Saône qui était ce lundi matin à Mersuay pour se rendre compte sur place de l'étendue des dégâts, doit réunir le Conseil départemental de la chasse et de la faune sauvage avant de prendre une décision.