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En Indre-et-Loire, les trufficulteurs débutent la saison avec inquiétude

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Par , France Bleu Touraine

Les trufficulteurs tourangeaux sont contraints de se tourner davantage vers les particuliers, étant donné que les restaurants sont toujours fermés en raison de la crise sanitaire. L'inquiétude est forte pour janvier prochain.

Les trufficulteurs tourangeaux sont contraints de se tourner davantage vers les particuliers en raison de la crise sanitaire
Les trufficulteurs tourangeaux sont contraints de se tourner davantage vers les particuliers en raison de la crise sanitaire © Radio France - Franck Daumas

La saison ne fait que commencer, mais il est déjà certain qu’elle ne sera pas comme les autres pour les trufficulteurs de Touraine. On estime qu’ils sont une quarantaine de producteurs de truffe en Indre-et-Loire. Des producteurs qui ne peuvent évidemment pas écouler leur or noir aux restaurateurs, toujours fermés en raison de la crise sanitaire. 

On a perdu 20% de chiffre d'affaires pour l'instant - Martin Houette, trufficulteur de Chinon

Martin Houette est trufficulteur à Chinon. Il a anticipé ce reconfinement pour pouvoir s’en sortir financièrement, lui dont 60% de l’activité dépendait des restaurants. "On sentait que ça allait arriver donc on a mis en place un site internet pour pouvoir nous aider à distribuer. Après, on a mis en place un réseau de distributeurs. C'est-à-dire qu'on va vendre à des primeurs qui eux revendent à des particuliers et à des épiceries fines". "On a été obligés de faire comme ça" ajoute-t-il. "Le restaurant c'est 60% de notre chiffre d'affaires. On a perdu 20% pour l'instant". 

Des producteurs passent par internet, se tournent davantage vers les particuliers

Hervé Lefort est trufficulteur à Saint-Benoit-La-Forêt, près de Chinon. Lui a une clientèle composée quasi exclusivement de particuliers. Il ne va donc pas être impacté par la fermeture des restaurants. En revanche, il craint que ça ne déstabilise le marché, avec des producteurs qui vont tenter de vendre aux particuliers plutôt qu’aux restaurateurs. 

Le gros enjeu ça va être de s'assurer que la mise en qualité des truffes va être bonne - Hervé Lefort, trufficulteur chinonais

"On va voir arriver pas mal de producteurs sur les marchés de particuliers, des marchés qu'il faut connaître, maîtriser. Le travail qui est fait par le courtier est aussi un travail de tri et on a aujourd'hui des producteurs qui ne savent pas trop maîtriser ça" estime Hervé Lefort. "Le gros enjeu ça va être de s'assurer que la mise en qualité des truffes va être bonne. En plus les marchés de particuliers ne sont pas des gros marchés en terme de volume". 

Une incertitude pour janvier

Lui a aussi de grosses interrogations pour janvier, où les particuliers seront beaucoup moins demandeurs de truffes. A ce moment là, "le marché ne tient que par les restaurateurs" explique-t-il. 

Aucun des trufficulteurs que nous avons contacté n’a été en mesure de nous dire si cette situation particulière allait avoir un impact sur les prix. Traditionnellement, en Indre-et-Loire, le kilo de truffe se vend entre 800 et 1.000 euros.

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