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En Loire-Atlantique et en Vendée, les ostréiculteurs sont inquiets avant les fêtes de fin d’année

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Par , France Bleu Loire Océan

Ils espèrent que les clients voudront et pourront célébrer Noël et le jour de l’an comme d’habitude. Les producteurs d’huitres de Loire-Atlantique et de Vendée se disent inquiets, en attendant les nouvelles annonces du gouvernement.

François Dewallles commercialise environ 50 tonnes d’huîtres par an
François Dewallles commercialise environ 50 tonnes d’huîtres par an © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Comment vont se passer les fêtes de fin d'année ?  C'est LA question que se posent en ce moment les ostréiculteurs, aussi bien en Loire-Atlantique qu'en Vendée. Les restaurants ont fermés, et pourraient bien ne pas rouvrir avant mi-janvier. Quant aux intentions des consommateurs, aux possibilités, pour eux, de faire la fête, c'est encore l'inconnu.  Nous avons rencontré un ostréiculteur de la Guittière, sur la commune de Talmont-saint-Hilaire, en Vendée. 

François Dewalles est le patron des Viviers de la Guittière, et en ce moment, commercialement c'est le calme plat : « on reste ouvert, mais il n’y a personne. Donc, financièrement, il n’y a rien qui rentre ! ». 

Quelques rares commandes en cours. Habituellement, ce bassin est beaucoup plus rempli
Quelques rares commandes en cours. Habituellement, ce bassin est beaucoup plus rempli © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Inquiétude également  pour la suite. L'entreprise vend environ 50 tonnes par an, dont 25% en décembre, uniquement en vente directe. Habituellement, François Dewalles expédie ses huîtres un peu partout en France, mais cette fois, c’est différent : « ces clients-là, normalement, ont déjà réservé des huîtres pour Noël. Cette année, j’ai uniquement une demande d’un client, alors que l’année dernière, on avait envoyé une centaine de colis ».    La grande question, bien sûr, c'est de savoir si les consommateurs pourront se rassembler, et fêter noël à peu près normalement. Une mauvaise fin d'année, pour l'ostréiculteur, aurait un effet double peine. D’abord le manque à gagner : « le chiffre d’affaire qu’on fait en décembre, il nous permet de vivre jusqu’en juin, où il y a les prochaines ventes. Cette période est importante pour la trésorerie ». Par ailleurs, s’il y a trop d’invendus, ça nuirait  aux capacités de production : « on travaille nos huîtres sur trois ou quatre ans. Si on ne peut pas les enlever, on ne pourra pas  en produire de nouvelles. » 

Le comité régional de la conchyliculture compte 235 entreprises, en Loire- Atlantique et en Vendée. La plus grande partie des ostréiculteurs commercialisent leurs produits en vente directe.

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