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Agriculture – Pêche

En plein débat sur les pesticides, cet agriculteur de l'Indre réduit son utilisation de produits phyto-sanitaires

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Par , France Bleu Berry

Serpent de mer, le débat sur les pesticides revient sur la table. Dans l'Indre, un agriculteur a décidé d'en réduire l'utilisation pour ses cultures.

Jean-Marc Capron devant ses terres agricoles
Jean-Marc Capron devant ses terres agricoles © Radio France - Jérôme Collin

Martizay, France

Les terres agricoles de Jean-Marc Capron s'étendent sur 220 hectares à Martizay, dans l'ouest de l'Indre. Il multiplie les cultures : orge, blé, colza, tournesol, maïs... Une diversification qui lui permet de moins avoir recours aux pesticides. "Si on fait tout le temps la même culture, on va cultiver toujours les mêmes défauts, en particulier les mauvaises herbes, les insectes et les maladies", explique l'agriculteur céréalier. "Au printemps, les maladies vont attaquer à nouveau si on n'a pas changé de culture. Alors que pendant un ou deux ans, on peut en quelque sorte nettoyer ses champs naturellement", poursuit-il.

Moins de pesticides mais pas forcément moins de rendement !

La logique voudrait que les pesticides permettent d'accroître les rendements et donc d'augmenter les marges et les revenus des agriculteurs. Ce n'est pas forcément vrai. _"_Il y a des produits qui coûtent 70 euros le litre. C'est extrêmement cher et ça a des conséquences sur l'environnement. Donc on y réfléchit à deux fois", souligne Jean-Marc Capron. Lui a réduit d'environ 30 % son utilisation de produits chimiques. "C'est parfois mieux de passer à côté de quelques quintaux plutôt que de payer très cher un produit", ajoute le céréalier.

Ça nous a permis de faire de vraies économies et c'est ce qui nous permet aujourd'hui d'avoir un revenu décent"

Ne plus labourer ses terres agricoles

Ça fait une vingtaine d'années que Jean-Marc Capron est sensible à cette réduction de l'utilisation de produits phyto-sanitaires. Même s'il utilise encore du glyphosate, il veut trouver des solutions. "Je ne laboure plus mes sols. Ils sont très humides, depuis que je ne les travaille plus, ils sont beaucoup plus fertiles et moins sensibles à l'excès d'eau", précise Jean-Marc Capron.

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