Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Orages de grêle : "Encore un gros coup dur pour l'élevage", déplore le président des Jeunes Agriculteurs de l'Isère

-
Par , , France Bleu Isère

Après les violents orages survenus dans la région Auvergne-Rhône-Alpes ce week-end, l'heure est au bilan des dégâts. Pour en parler, Sébastien Poncet, président des Jeunes Agriculteurs de l'Isère, était en direct sur France Bleu Isère ce lundi, pour le coup de fil de l'actu.

Un noyer déraciné après les violents orages de ce week-end
Un noyer déraciné après les violents orages de ce week-end © Radio France - Laurent Gallien

Il n'aura fallu qu'une vingtaine de minutes pour que le vent et la grêle ravagent de nombreuses exploitations en Auvergne-Rhône-Alpes ce samedi. Des vergers d'abricotiers ruinés dans la Drôme, des vignes anéanties en Savoie, des noyers détruits en Isère... Les pertes pour les agriculteurs de la région s'annoncent colossales, comme l'a expliqué Sébastien Poncet, président des Jeunes Agriculteurs de l'Isère, à France Bleu Isère ce lundi matin. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, rencontrera les exploitants isérois sinistrés dans la journée de lundi.

Sébastien Poncet répond aux questions de Nicolas Crozel (Durée : 3'58)

Sébastien Poncet, invité de France Bleu Isère

Peut-on déjà faire un état des lieux des dégâts ?

Hier, dimanche 16 juin, nous avons été en contact avec tous les collègues sinistrés. Beaucoup de noyers dans la vallée du Grésivaudan, des cultures céréalières et de grosses exploitations d'élevage ont été touchés. Pour certains, les cultures de printemps ont entièrement été détruites alors que les stocks étaient déjà faibles suite à une année 2018 de sécheresse. On comptait sur ces cultures pour refaire du stock pour l'hiver prochain mais on ne peut plus compter dessus. Un gros coup dur pour l'élevage, encore une fois.

Qu'attendez-vous de la visite du ministre ? On parle évidemment de l'état de catastrophe naturelle, mais aussi peut-être de calamité agricole. Cela peut-il suffire ?

Cela ne suffira peut-être pas car, aujourd'hui, il y a quand même de très, très gros dégâts. Donc il faudra que l'état de catastrophe ou calamité naturelle arrive rapidement pour qu'il y ait vraiment des solutions rapides pour les exploitations, dès les jours à venir.

On attend aussi l'aide de la région Auvergne-Rhône-Alpes car tout le monde ne peut plus se permettre de s'assurer aujourd'hui : les revenus de l'agriculture baissent d'année en année, on essaye donc de limiter les charges. Ne pas avoir souscrit à une assurance peut devenir un gros problème pour ces exploitations là.

Avez-vous senti une sorte de découragement de la part de certains de vos collègues ?

Les collègues que j'ai eus hier, dimanche 16 juin, sont anéantis. Ils ne savent même pas s'ils vont pouvoir resemer du maïs parce qu'on arrive déjà à la fin du mois de juin. Ils ne savent pas quelles cultures il faudra faire, ni comment nourrir les bêtes cet été, ou même cet hiver.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess