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Agriculture – Pêche

Enquête publique à Saint-Maur sur un projet de ferme d'engraissement

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Par , France Bleu Berry

Jean Pierre Garcia et son fils Nicolas, gérants de l'exploitation Saint Cyran à Saint-Maur, veulent accroître leur activité d'engraissement de broutards et en élever jusqu'à 714. Une enquête publique est en cours.

Jean Pierre Garcia et son fils Nicolas veulent agrandir l'exploitation familiale
Jean Pierre Garcia et son fils Nicolas veulent agrandir l'exploitation familiale © Radio France - Gaëlle Fontenit

Saint-Maur, France

Agriculteur depuis 37 ans, Jean Pierre Garcia fait visiter avec fierté son exploitation à Saint-Maur, à un kilomètre de la sortie de Châteauroux, route de Tours. "J'ai commencé céréalier, mais j'ai voulu me diversifier... Les céréales représentent 60 % de mon activité, mais nous vendons sous le coût de production. Seul l'engraissement des broutards nous permet de dégager des bénéfices"

Dans leurs stabulations, Jean Pierre et son fils Nicolas élèvent 350 à 400 taurillons. "Ils arrivent chez nous lorsqu'ils pèsent 300 kilos. Nous les engraissons 183 jours puis ils partent à l'abattoir à Montmorillon. Ils sont nourris avec les céréales d'ici, c'est du circuit court !" précise Jean Pierre.

714 veaux élevés à la ferme

Père et fils ont désormais pour projet d'agrandir leur activité d'élevage, pour contrer notamment les difficultés de la filière céréalière. Mais ce n'est pas le seul objectif : "En créant une nouvelle étable, nous pourrions avoir une véritable quarantaine, ce qui, à terme, pourrait nous permettre d'éradiquer les antibiotiques et les vaccins administrés aux nouveaux arrivants. Avec 714 broutards, on pourrait aussi justifier un emploi supplémentaire et donc embaucher. Et puis dans le contexte de la crise des céréales, ça garantirait des revenus fixes..**."**

Les broutards sont engraissés pendant 183 jours. Ils doublent leur poids durant leur séjour. - Radio France
Les broutards sont engraissés pendant 183 jours. Ils doublent leur poids durant leur séjour. © Radio France - Gaëlle Fontenit

Au regard de l'ampleur du projet, la loi oblige qu'il soit soumis à enquête publique. Pour constituer une étude d'impact, Jean Pierre et Nicolas Garcia ont déjà déboursé 8.000 euros. Ensuite, ils comptent investir près de 350.000 euros dans la construction d'une nouvelle stabulation. Ils espèrent désormais obtenir un avis favorable de la préfecture : "Nous sommes prêts à faire visiter le site à tous ceux qui se posent des questions.... Mais les premiers voisins sont à plus de 400 mètres et ce nouveau bâtiment de 1800 m2 nedénaturera pas le paysage. On est en pleine campagne".

L'enquête publique débute ce lundi 23 octobre en mairie de Saint-Maur et durera jusqu'au vendredi 24 novembre.