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Agriculture – Pêche

Ernée : l'association d'éleveurs mayennais, ECLA 53, a désormais son propre atelier de découpe

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Par , France Bleu Mayenne

Des éleveurs de la Mayenne se sont réunis en collectif pour vendre leur viande aux consommateurs, de façon plus directe. C'était il y a un peu plus d'un an et ce samedi 4 mai, ils ont présenté leur atelier de découpe et de transformation, installé à Ernée.

L'atelier de découpe est à la disposition de tous les éleveurs du département, et pas seulement à ceux d'ECLA 53.
L'atelier de découpe est à la disposition de tous les éleveurs du département, et pas seulement à ceux d'ECLA 53. © Radio France - Aurore Richard

Ernée, France

Il y a un peu plus d'un an, 27 producteurs de la Mayenne se sont regroupés pour vendre directement leur viande bovine aux consommateurs. Ils ont créé "ECLA 53" et le projet est de plus en plus abouti. Ils ont inauguré ce samedi 4 mai, un atelier de découpe et de transformation à Ernée. Ils louent cet atelier à la communauté de communes de l'Ernée. Pour ces éleveurs, c'est le moyen de mettre en valeur la viande mayennaise, une viande de qualité selon eux.

Ce bâtiment fait plus de 900 m². Dans une première pièce, il y a des tables de découpe où les carcasses sont désossées, dépiècées. Une partie de la viande est transformée en haché, dans un autre espace de l'atelier. Il y a un dernier espace pour les pièces qui sont prêtes à être expédiées. 

Le coût de cet atelier : 450 000 €

Au début, ce sera 15 animaux par semaine et dans trois ans, le gérant veut doubler. Pour l'instant, il a donc besoin de deux personnes seulement : un boucher et une responsable qualité

Caroline Guesdon est la responsable qualité, elle s'occupe des contrôles de températures et elle va beaucoup travailler sur informatique. "Cela fonctionne par numéro de lot. Au poste de réception, toute la traçabilité de la carcasse est rentrée et cette traçabilité suit le produit jusqu'en découpe, transformation et expédition", explique la jeune femme. 

Des frais de production couverts

Tout ce processus rassure les éleveurs comme Sylvain Rousselet. Il ne savait pas toujours où partaient ses bêtes, où elles allaient être consommées : 

C'est important de savoir que nos animaux sont consommés par des gens en maisons de retraite, par des enfants et parfois, c'est même dans les écoles de nos enfants. C'est presque magique !"

Autre avantage : avec cet atelier, les coûts de production sont couverts. Avant, Sylvain Rousselet vendait sa viande à perte. Il perdait 70 centimes pour chaque kilo.

Il faut désormais attendre le feu vert de l'inspection vétérinaire, le rendez-vous est fixé au 17 mai. Les éleveurs, eux, voient déjà plus loin. Ils réfléchissent à la découpe de viande de porc et de mouton, en plus de la viande bovine. Dès le départ, cet atelier sera à la disposition de tous les éleveurs du département, et pas seulement à ceux du groupe ECLA 53. 

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