Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La Carte blanche

Coronavirus : et si la crise sanitaire rendait visible le travail du monde agricole ?

-
Par , France Bleu Isère

Alors que le confinement ralentit nos activités économiques, la filière agricole poursuit inlassablement. A l'issue de cette crise sanitaire, l'agriculture sera-t-elle plus visible ? France Bleu Isère a donné Carte blanche à Jean-Marc Emprin, rédacteur en chef de la revue Terre dauphinoise.

La récolte de fraises a débuté. Le monde agricole manque de bras.
La récolte de fraises a débuté. Le monde agricole manque de bras. © Getty

Jean-Marc Emprin est journaliste, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Terre dauphinoise.

Selon Jean-Marc Emprin, la crise sanitaire rend visible le travail profond, permanent et inlassable des acteurs du monde agricole.

C'est le début du printemps et le monde agricole est plus que jamais mobilisé

La pandémie actuelle qui confine plus d'un tiers de l'humanité chez elle aura un effet positif : celui de faire prendre conscience du travail profond, permanent, inlassable auxquels sont soumis les agriculteurs et toute la chaîne d'alimentation de la population. Le moment est crucial : celui du début du printemps, celui où l'on prépare toutes les récoltes futures qui conditionnent notre approvisionnement alimentaire, voire même notre indépendance en la matière.  

C'est le moment des premiers apports d'amendements aux semis d'automne, pour ceux qui ont été réalisés, je rappelle que l'automne a été très pluvieux, mais c'est aussi une période de préparation des sols et de de semis de plantes fourragères, suivront aussi ceux de tournesol puis du maïs. Et d'ores et déjà c'est le début des récoltes de légumes ou des fraises. 

L'agriculture est aussi soumise aux règles sanitaires

Ce travail permanent de l'agriculture s'inscrit dans un cycle merveilleux et perpétuel mais qui se heurte à des difficultés dans le cadre du confinement. 

"Chaque maillon de la filière agro-alimentaire doit mettre en place des solutions pour assurer cette continuité de production, coûte que coûte."

Ainsi, les entrepreneurs de travaux agricoles comme les agriculteurs en Cuma, ou tout agriculteur en société doivent prendre d'énormes précautions pour ne pas transmettre le virus potentiellement présent sur toutes les surfaces : un matériel partagé doit être désinfecté au niveau des cabines, du volant, des portes, que ce soit des tracteurs ou des camions. Autant de perte de temps dans une période où on doit toujours aller vite car les travaux agricoles sont longs et soumis aux aléas météo. Du côté des fournisseurs, tout est fait pour maintenir le système en marche malgré un long tunnel de plusieurs semaines à prévoir. 

L'activité agricole reste concentrée sur l'essentiel

Les établissements Payre comme la coopérative Dauphinoise ou bien encore le Père François, font tourner leurs installations au maximum pour apporter les semences, livrer les engrais, fournir l'aliment nécessaire pour les bêtes, tout en réduisant les gammes habituelles. La maintenance mécanique des matériels sera assurée seulement pour l'urgent et le nécessaire, avec là-aussi des protocoles stricts pour éviter les contaminations. 

« Privilégier les productions françaises, c'est participer à l'élan national »

La tension est monté d'un cran, car les fraises et les asperges dont c'est le début de saison, n'ont pas le nombre de ramasseurs nécessaire en face, alors que les consommateurs leur préfèrent aussi les pâtes alimentaires. Alors les prévisions de plantation et de récolte sont totalement incertains : suivant la durée de la crise, ici ou chez nos voisins, les transports, les échanges commerciaux reprendront à une période difficile à prévoir. Pourtant, les producteurs ne pourront produire que s'ils estiment pouvoir vendre. 

La décision doit se prendre dès aujourd'hui pour récolter dans deux, trois ou quatre mois. C'est là que le consommateur encore et toujours aura son rôle. Privilégier les productions françaises, même si elles paraissent chères, fait partie de cet élan national et de cette unité favorable au maintien de notre indépendance alimentaire. Soutenir l'achat local dans les grandes surfaces, les marchés de plein vent judicieusement ré-ouverts ou les magasins de producteurs est plus que jamais nécessaire.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu