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VIDÉO - Excès d'eau, gel puis sécheresse, les moissons commencent en Moselle après une année "atypique"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord

Les moissons de céréales ont démarré en Moselle, après une année "atypique", explique un céréalier de Gorze. Les rendements varient entre chaque parcelle, les aléas météo et les insectes ont affecté les cultures.

"C'est vraiment une année atypique, hétérogène, parfois même incompréhensible", s'étonne Adrien Defloraine. Agriculteur céréalier, il a entamé cette semaine la moisson des 120 hectares qu'il détient avec son père, sur les hauteurs de Gorze, au sud-ouest de Metz : "Des fois on arrive à expliquer ce qui se passe dans les champs, cette année il y a des choses qu'on ne s'explique pas".

Une mauvaise année pour le blé

Le ministère de l'Agriculture a déjà rendu ses prévisions de production : pour le blé, ça s'annonce catastrophique au niveau national, avec -21% de production attendu, ce qui ferait de 2020 la deuxième pire année en 15 ans. Sur la parcelle de blé d'Adrien Defloraine, pourtant, on a "connu pire. On a aussi connu mieux"

Il y a eu une accumulation de plein de choses. Un excès d'eau à l'automne, du gel début avril, puis du sec par derrière

Les aléas climatiques des dix derniers mois ont affecté la récolte : "Il y a eu une accumulation de plein de choses. Un excès d'eau à l'automne, du gel début avril, puis du sec par derrière", ont été défavorables au rendement. Pour autant, le blé est "de qualité" cette année selon lui. 

"Le colza, il y a de fortes chances qu'on arrête"

Ce qui l'inquiète, ce sont plutôt les cours mondiaux de la céréale, tirés vers le bas par des stocks annoncés comme records au niveau mondial. Et les mauvaises récoltes qu'il redoute sur ses autres parcelles, celles d'orge et de blé : "Le problème, ce sont les insectes", explique l'agriculteur.

"On a de moins en moins le droit de traiter contre les insectes, et ça affecte les rendements", assure cet ancien responsable mosellan des Jeunes agriculteurs, aujourd'hui détaché de toute responsabilité syndicale : "On remet carrément en cause la culture de l'orge sur notre exploitation. Le colza aussi. Normalement on fait trois tonnes à l'hectare, cette année, ce sera 0,5. Les insectes détruisent tout. On se laisse encore un an, mais il y a de fortes chances qu'on arrête". 

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