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Agriculture – Pêche DOSSIER : La sécheresse en Creuse

Expérimentation en cours à Saint-Sébastien pour trouver un fourrage adapté au réchauffement climatique

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu

La chambre d'agriculture de la Creuse mène une expérimentation cette année pour tester sur le sol creusois des plantes fourragères venant de pays chauds, pour comparer leurs rendements à celui du maïs.

Maïs, sorgo et moha sur une parcelle à Saint-Sébastien
Maïs, sorgo et moha sur une parcelle à Saint-Sébastien © Radio France - Benjamin Billot

Saint-Sébastien, France

Sur cette parcelle de Saint-Sébastien, dans le nord-ouest de la Creuse, plusieurs plantes se côtoient : du maïs, du sorgo et du moha. Le premier est traditionnellement utilisé dans l'alimentation du bétail dans le département, les deux autres beaucoup moins. Le sorgo est originaire d'Afrique et le Moha, d'Inde ou de Chine. Le but de cette expérimentation est de déterminer quelle plante a le meilleur rendement, pour une année et des conditions météorologique données. 

C'est la chambre d'agriculture de la Creuse qui pilote l'expérience. 4 autres chambres de Nouvelle-Aquitaine font de même dans leurs départements. L'objectif est de déterminer si ces plantes venus des pays chauds aideront les agriculteurs creusois à garder leur autonomie alimentaire dans les années qui viennent malgré le réchauffement climatique et les sécheresses qui s’enchaînent. 

Deux cultures par an

Plus tôt dans l'année, l'éleveur Philippe Laverdant a déjà fait une récolte de méteil en mai sur cette parcelle. Le méteil est un mélange traditionnel de céréales et de légumineuses qui fait son retour car il présente des avantages face au réchauffement climatique: il permet d'obtenir de bons rendements sans consommer trop d'eau. Il peut remplacer les ray-grass d'Italie, qui donnent de bons résultats très rapidement, mais qui sont très gourmands en eau. 

L'expérimentation menée par la chambre d'agriculture et par Philippe Laverdant repose donc sur une double culture : une culture hiver-printemps de méteil, suivie, en juin, par une culture de maïs/sorgo/moha ( le moha étant en l’occurrence complété par du trèfle d'Alexandrie). Fin septembre, quand tout sera récolté, on pourra comparer les rendements finals

Le fait que 4 autres départements mènent la même expérimentation permettra d'obtenir plus de données sur le comportement des plantes en fonction des conditions météorologiques différentes. 

Le maïs ne se débrouille pas si mal 

Comparer les comportements des plantes à ce stade de l'année n'a pas vraiment de sens, il faut attendre la récolte. Tout juste Phillipe Laverdant peut-il constater qu'en cette fin de mois de juillet, le moha/trèfle a décroché dans son développement par rapport à celui du sorgo et du maïs. Son maïs n'est d'ailleurs pas ridicule malgré la sécheresse, grâce notamment selon lui au progrès de la génétique. Il faut aussi rappeler que l'ouest de la Creuse a été plus arrosé que l'est. 

Selon Hervé Feugère de la chambre d'agriculture de la Creuse, enchaîner deux cultures une même année sur la même parcelle permettra de limiter l'impact des sécheresses, puisqu'il y a moins de risque qu'il manque de l'eau toute l'année. Il faut par contre ajouter logiquement plus d'intrans (engrais, fumier). 

Il s'agit d'une première expérimentation, pour Philippe Laverdant, il faudrait continuer plusieurs années pour avoir des résultats concluants.