Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Face à l'inflation et au faible prix du lait, les producteurs ardéchois ne s'en sortent plus

-
Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

L'antenne ardéchoise de la Coordination Rurale, syndicat agricole, tire la sonnette d'alarme sur le prix du lait. En hausse de 13% cette année, il reste très loin de l'augmentation des matières premières que doivent supporter les producteurs, estimée en moyenne à plus de 30%.

Cyrille et Séverine Peyrard élèvent 50 vaches laitières à Malpertuis près d'Alboussière en Ardèche.
Cyrille et Séverine Peyrard élèvent 50 vaches laitières à Malpertuis près d'Alboussière en Ardèche. © Radio France - Valentin Belleville

Ils n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Cyrille et Séverine Peyrard sont producteurs laitiers depuis 25 ans à Malpertuis, près d'Alboussière en Ardèche. Habitués à se serrer la ceinture depuis des années, cette fois tout est plus compliqué, leurs charges ont augmenté de 36% comparé à l'an dernier.

Une rémunération inférieure au coût de fonctionnement

"Le maïs a pris 40 euros la tonne, l'aliment entre 150 et 200 euros la tonne, le gaz naturel liquéfié a presque doublé et l'engrais a plus que doublé", énumère Cyrille Peyrard. Face à cela, le prix du lait n'a grimpé que de 13%. Les 1000 litres se monnaient 390 euros, c'est trop peu pour couvrir leurs charges. "Il faudrait que nous soyons rémunérés 100 euros de plus au mille litres, juste pour couvrir les charges", affirme le producteur laitier.

Cyrille Peyrard produits 320 000 litres de lait par an, les 1 000 litres sont achetés 390 euros cette année, c'est 100 euros trop bas pour rentrer dans ses frais.
Cyrille Peyrard produits 320 000 litres de lait par an, les 1 000 litres sont achetés 390 euros cette année, c'est 100 euros trop bas pour rentrer dans ses frais. © Radio France - Valentin Belleville

Si la rémunération n'augmente pas rapidement, il va manquer 20 000 euros dans la caisse à la fin de l'année. Avec sa femme Séverine, ils travaillent 70 heures par semaine, 365 jours par an et se sortent tant bien que mal 1000 euros de salaire chacun par mois, le tout avec 3 adolescentes à charge à la maison. "On ne va pas au restaurant, ni au cinéma. On fait juste quelques dépenses pour que les filles fassent du sport mais sinon il n'y a aucun superflu ni aucun loisir", déplore Séverine.

Un avenir en pointillés

Le couple de producteurs laitiers se sent bien impuissant face aux intermédiaires qui fixent les prix : "coopérative laitière comme grande distribution se renvoient la balle", soupire Gilles Jouve, président du syndicat agricole Coordination Rurale en Ardèche qui réclame l'application de la Loi Egalim. Sans revalorisation rapide, Cyrille et Séverine Peyrard envisagent de réduire leur cheptel de vaches - actuellement 50 laitières - et commencent à évoquer une possible reconversion, une fois leur dernier emprunt remboursé, d'ici 2 ans.

Cyrille Peyrard envisage désormais une éventuelle reconversion dans deux ans, lorsqu'il aura terminé de rembourser son dernier emprunt.
Cyrille Peyrard envisage désormais une éventuelle reconversion dans deux ans, lorsqu'il aura terminé de rembourser son dernier emprunt. © Radio France - Valentin Belleville
Choix de la station

À venir dansDanssecondess