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Agriculture - Pêche

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA dans le Gard pour parler du réchauffement climatique

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Par , France Bleu Gard Lozère

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA était au lycée agricole de Rodilhan ce mercredi pour l'assemblée générale de la FDSEA du Gard. L'occasion pour les agriculteurs de revenir sur les conditions climatiques extrêmes qu'ils ont subies cet été dans le département.

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA aux côtés de David Sève, le président de la FDSEA du Gard
Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA aux côtés de David Sève, le président de la FDSEA du Gard © Radio France - Sylvie Duchesne

"Vous ne trouverez pas de climato-sceptiques chez les agriculteurs" sourit Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA. Depuis plusieurs années, la profession est confrontée à des aléas climatiques de plus en plus extrêmes. Le gel, les tempêtes, la grêle, les inondations ou la canicule. 87 départements étaient en déficit hydrique en 2019. C'est particulièrement vrai dans le Gard où des records de température ont été relevés en juin 2019, provoquant une forte sécheresse et des incendies qui ont ravagé la moitié de la plaine de la Costière.

Conséquence : plus de 20% de perte de revenus pour les agriculteurs, hors viticulture. Seule solution pour les agriculteurs : s'assurer. "C'est vrai qu'un contrat d'assurance peut paraître cher, mais l'année où on perd sa récolte ou 70% de cette récolte, on peut faire faillite explique Christiane Lambert. Comme les événements se multiplient, je pense qu'il faut intégrer l'assurance dans un itinéraire d'exploitation. On voit aujourd'hui des banquiers qui disent : on ne pourra financer l'installation de jeunes que si on a la garantie qu'ils ont une assurance." 

Les chercheurs doivent travailler pour trouver des plants résistants à la sécheresse

Autre piste évoquée par la présidente de la FNSEA : la recherche. "Il faut dit-elle travailler sur de nouveaux plants et cépages qui résistent à la chaleur et à la sécheresse. Mais pour cela il faut du temps. Le temps de la recherche et le temps scientifique n'ont rien à faire avec le temps médiatique et politique.

Ce que je note, c'est que pour avoir un cépage résistant au mildiou et à l'oïdium, l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) a eu besoin de 17 ans ! Et c'est ce que nous devons dire à la société." Le dossier de l'irrigation n'est également plus tabou selon elle. "Tout le monde a compris qu'il faut stocker l'eau qui tombe en hiver pour l'utiliser en été.

Un fonds de compensation pour les viticulteurs 

Christiane Lambert est également revenue sur l'imposition d'une taxe de 25% sur certains vins par l'administration Trump. Une taxe qui entraîne un effondrement des ventes aux Etats Unis. "Les viticulteurs sont victimes des frasques de Donald Trump sur le conflit Airbus-Boieng, sur le sujet GAFA avec l'Europe mais ils n'y sont pour rien. Le fait de perdre des marchés aux Etats-Unis parce que les vins seront plus chers ou en Chine parce que les frontières seront fermées à cause du coronavirus doit être compensé pour les producteurs. On avait déjà dû subir l'embargo russe en 2014, il ne faut pas que ce ça se reproduise.

Stop à l'"agri-bashing" 

La présidente de la FNSEA a également regretté le dénigrement systématique dont sont victimes les agriculteurs alors que dit-elle, "la majorité des Français les aiment. Il n'y a qu'à voir le nombre de visiteurs chaque année au Salon de l'agriculture à Paris ! Ceux qui nous critiquent sont des militants, des caricatures." Pour expliquer en quoi consiste exactement le travail des agriculteurs, le président de la FDSEA du Gard, David Sève a proposé qu'une journée portes ouvertes soit organisée chaque année dans les exploitations du département. 

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