Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Fin de l’embargo chinois sur le bœuf : une "très bonne nouvelle" pour les éleveurs de l’Yonne

lundi 25 juin 2018 à 19:57 Par Delphine Martin et Benoît Jacobo, France Bleu Auxerre et France Bleu

La Chine a levé ce lundi l'embargo sur la viande bovine française, en vigueur depuis 17 ans. Un signe positif et encourageant pour tous les éleveurs de Charolais.

Un nouveau débouché pour les éleveurs de bœuf charolais.
Un nouveau débouché pour les éleveurs de bœuf charolais. © Maxppp - Christian Watier

Angely, France

C’est un accord qui met du baume au cœur des éleveurs de l’Yonne. Et qui donne de l’espoir. La Chine a accepté de lever son embargo sur  le bœuf français, en vigueur depuis 2001, suite à la crise de la vache folle. Un accord a été conclu lundi lors de la visite en Chine du Premier ministre Édouard Philippe.

"C’est une très bonne nouvelle pour nous, producteurs de viandes de qualité", assure Jean-Louis Riotte, éleveur à Angely, président du syndicat des éleveurs de Charolais dans l'Yonne. "On sait qu’il existe, en Chine, un marché pour cette viande. De nombreux bouchers ou transformateurs ont déjà des demandes, notamment dans les restaurants des grandes villes", poursuit l’éleveur.

Il y a un marché pour la viande de qualité

Et selon lui, au-delà du marché de la viande « haut de gamme » comme le Charolais, cet accord représente un nouvel espoir pour l’ensemble de la filière bovine française. "La filière pourra peut-être espérer avoir un futur en nourrissant tous les consommateurs chinois. Car en Europe, le marché est en train de se rétrécir et il faut absolument trouver de nouveaux débouchés pour les éleveurs !" estime Jean-Louis Riotte.

Si on ne trouve pas d’autres marchés, on va tous mourir. C’est une histoire de vie ou de mort

Les producteurs de viande français sont inquiets depuis longtemps, notamment à cause de futures importations de viandes issues du continent américain : "Imaginez-vous la situation de l’élevage en ce moment. Et on nous promet aujourd’hui des importations de viandes provenant du Mercosur, ou du Canada, qui ne sont pas soumises aux mêmes règles que nous. Et tous les jours, le prix de la viande baisse. Donc si on ne trouve pas d’autres marchés, on va tous mourir. C’est une histoire de vie ou de mort ", ajoute l’éleveur icaunais. 

L’accord signé lundi, qui marque la fin de l’embargo chinois sur le bœuf, est complété par un protocole pour l'exportation de semence bovine française, des agréments pour deux abattoirs porcins (Bigard et Tradival) et deux établissements de lait infantile (Baby Drink et Candia).