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Agriculture – Pêche

Gardonne: jusqu'à dix nationalités representées parmi les cueilleurs de pommes

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Par , France Bleu Périgord

La récolte des pommes a commencé aux vergers de Marolle à Gardonne. Pour cueillir près de trois mille tonnes de pommes, la main d'oeuvre française ne suffit plus.

La récolte des pommes a commencé aux vergers de Marolle
La récolte des pommes a commencé aux vergers de Marolle © Radio France - Valérie Déjean

Gardonne, France

Sylvain Rooy, le gérant des vergers de Marolle le reconnait en souriant: "C'est un peu la tour de Babel ici! On a compté jusqu'à dix nationalités différentes dans nos vergers." Il faut dire qu'il a besoin de main d'oeuvre pour récolter jusqu'à 3000 tonnes de pommes sur les cinquante hectares de vergers plantés depuis les années quatre vingt. Il faut plus de 70 saisonniers au pic de la saison. Cette récolte  démarre en août pour se terminer en octobre, trop tard pour les étudiants français déjà rentrés à la faculté. Alors parce que les saisonniers français ne suffisent pas, la Société se tourne vers la main d'oeuvre étrangère. Des ramasseurs bulgares, rémunérés strictement comme des saisonniers français, sont arrivés en bus. Ils sont logés sur place et feront la saison. Mais il y a aussi des marocains, des sahraouis, des guinéens et des réfugiés qui viennent trouver du travail et de quoi vivre dans le verger. Pour Sylvain Rooys :" Ces gens-là, ils veulent travailler et ils veulent gagner leur autonomie et on en a quelques uns qui viennent tous les ans pour faire la saison ici."

des ramasseurs de pommes de près de dix nationalités  différentes  - Radio France
des ramasseurs de pommes de près de dix nationalités différentes © Radio France - Valérie Déjean

Ahmed est l'un d'entre eux, réfugié soudanais arrivé en 2016, il travaille pour la première fois dans le verger et reconnait dans un large sourire : "Ça va pas mal, c'est un peu dur mais on est habitué!"

C'est bien que l'on puisse connaitre d'autres cultures

La difficulté lorsqu'il y a autant de nationalités, et autant de langues, c'est peut être de communiquer. Mais Béatrice balaie tout çà d'un revers de main. Cette jeune femme  portugaise est aujourd'hui chef d'équipe. Elle aussi est arrivée à Gardonne pour y trouver du travail. Et c'est elle qui gère toutes ces différences. "On essaie de se débrouiller, moi je parle un petit peu l'espagnol et l'anglais. Et pour ceux qui ne parlent ni l'un ni l'autre, on essaie de se débrouiller. On s'entend entre nous ça va." Et lorsqu'on l'interroge sur cette mixité, elle sourit:" C'est bien ça me dérange pas, moi déjà je ne suis pas française non plus alors ! C'est bien que l'on puisse connaitre d'autres cultures parce qu'on parle forcément ."

Piotr, employé polonais des vergers de Marolle à Gardonne  - Radio France
Piotr, employé polonais des vergers de Marolle à Gardonne © Radio France - Valérie Déjean

Et parfois l'expérience se prolonge pour les saisonniers. Piotr, un polonais est arrivé en voiture avec sa femme en 2013. Son affaire avait périclité en Pologne. Aujourd'hui, il est en CDI à Gardonne, employé des vergers, son épouse travaille dans une entreprise voisine. Ils prennent des cours de français et viennent d'acheter une maison. Piotr se sent bien ici : "C'est une bonne région, il y a plein de choses magnifiques que l'on peut regarder et dont on peut profiter vraiment ! " 

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