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Gel dans le Loiret : "90% des betteraves sucrières semées sont mortes"

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Depuis deux jours, la France vit un épisode de gel sans précédent depuis des décennies pour un mois d'avril. Dans le Loiret, où sont cultivées de nombreuses betteraves sucrières, c'est une catastrophe. Dans certains champs, 90% de la plantation a gelé. Les agriculteurs doivent ressemer.

Benoît Ferrière produit des betteraves sucrières à Crottes-en-Pithiverais. 90% de ses semences du mois dernier ont gelé.
Benoît Ferrière produit des betteraves sucrières à Crottes-en-Pithiverais. 90% de ses semences du mois dernier ont gelé. © Radio France - Marie-Hélène Hérouart

Il avait planté sa trentaine d'hectares de betteraves sucrières, il y a un mois seulement. Aujourd'hui, Benoît Ferrière, agriculteur à Crottes-en-Pithiverais à une trentaine de kilomètres d'Orléans (Loiret), est bon pour recommencer. En deux jours, 90% de ses champs de la plante, qui ressemble à un gros radis blanc, ont gelé

Les températures sont descendues jusqu'à moins six degrés, après une semaine de redoux. C'est une "catastrophe". Il suffit d'un coup d'œil pour le vérifier : " Les betteraves qui n'ont pas gelé sont encore bien vertes, les autres sont noires et prêtes à mourir", déplore le betteravier. Il va devoir ressemer. 

Les pousses de betteraves gelées sont devenues noires.
Les pousses de betteraves gelées sont devenues noires. © Radio France - Marie-Hélène Hérouart

Il craint aussi d'avoir du mal à trouver de nouvelles graines pour replanter car "tous les agriculteurs du sud de Paris sont concernés". 

Un gel chiffré en milliers d'euros

Une fois les semences retrouvées, il faudra encore payer la note. Bruno Ferrière l'estime à environ 10 000 €. Une situation d'autant plus dramatique pour l'agriculteur que la dérogation néonicotinoïdes, des insecticides destinés à lutter contre les invasions de pucerons, accordées aux producteurs de betteraves est valable pour un semi par an seulement. 

Il faudra donc traiter et protéger les nouvelles plantations contre les nuisibles autrement. Entre le mois de pousse perdu et cette nouvelle contrainte, Bruno Ferrière estime qu'il devrait perdre dix tonnes de sa production annuelle. 

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