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Agriculture – Pêche

Gel dans les vignes : une semaine après, les vignerons de Bourgogne tirent un premier bilan

mercredi 4 mai 2016 à 20:38 Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne

Une semaine après la nuit de gel du 26 au 27 avril, les viticulteurs bourguignons tirent un premier bilan. Près d'une parcelle de vignes sur quatre a perdu plus de 70 % de ses bourgeons. Mais le retour du soleil et de la chaleur pourrait réduire l'impact du gel sur la récolte.

En Bourgogne, 6 784 ha de vignes ont perdu plus de 70 % de leurs bourgeons.
En Bourgogne, 6 784 ha de vignes ont perdu plus de 70 % de leurs bourgeons. © Radio France - Marion Bastit

Beaune, France

Une semaine après l'épisode de gel, les vignerons de Bourgogne dressent un premier bilan. Ca s'est passé la semaine dernière, dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 avril. Et ça tombe vraiment mal, à l'heure où la vigne bourgeonne. Près d'un quart des parcelles, environ 7 000 hectares, ont été durement touchées, avec plus de 70 % de pertes. Un autre quart a été moyennement affecté, avec 30 à 70 % de pertes. Les 16 000 hectares restants ont perdu moins de 30 % de leurs bourgeons.

L'espoir des contre-bourgeons

Mais pour l’instant, il est encore trop tôt pour connaître l'impact du gel sur la récolte. Selon la météo des semaines à venir, tout peut encore changer, estime Jean-Michel Aubinel, le président de la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne (CAVB). « Il est trop tôt pour voir la véritable incidence sur la récolte elle-même, c’est-à-dire le nombre de grappes qu’on aura dans trois semaines ou un mois, au moment de la floraison. »

Le point sur les dégâts en Côte-d'Or avec Christophe Ferrari, de la CAVB

Et avec le soleil qui revient, les températures remontent. Il faisait 20 degrés ce mercredi après-midi à Beaune. Alors si ça se maintient, Claude Chevalier, le président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, reste optimiste. « On peut espérer que les contre-bourgeons, voire dans certains cas les contre-contre-bourgeons, c’est-à-dire une troisième pousse, puissent se développer et porter des raisins. Ça reste quand même assez aléatoire, parce qu’en général, les contre-bourgeons ne produisent pas autant de raisins que les vrais bourgeons.

Pas de chômage technique pour l'instant

Moins de récolte, ça ne veut pas dire moins de travail, bien au contraire. « C’est du travail qui va être beaucoup plus long que prévu, parce que là, la vigne va mettre trois semaines un mois à s’en remettre, donc elle va pousser un peu n’importe comment, parce qu’elle va vouloir survivre, explique Christophe Ferrari, le président délégué de la CAVB. Une gelée de printemps n’a jamais tué un pied de vigne, donc elle va continuer de pousser, il ne faut pas s’inquiéter là-dessus. Faire de la récolte, là par contre, ce n’est pas sûr du tout. Mais il va y avoir beaucoup de travail, de manière à pouvoir sauver la récolte de l’année prochaine. »

Beaucoup de travail, et donc beaucoup de main-d’œuvre à payer. Pour faire face, les vignerons réclament une exonération partielle des cotisations sociales et patronales. Ils demandent également que cet épisode de gel soit déclaré catastrophe naturelle. Une expertise est en cours.