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Gel : "probablement la plus grande catastrophe agronomique" du 21e siècle selon le ministre de l'Agriculture

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Par , France Bleu

Les arboriculteurs et viticulteurs font face à un épisode de gel destructeur depuis la semaine dernière. Ce lundi 12 avril, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie évoque "plusieurs centaines de milliers d'hectares" touchés.

Le gel a détruit de nombreuses productions.
Le gel a détruit de nombreuses productions. © AFP - Sebastien SALOM-GOMIS

Les producteurs et viticulteurs ont les yeux rivés sur le thermomètre ce lundi soir, car les gelées qui ont causé d'importants dégâts dans une large partie de la France la semaine dernière ne sont pas terminées. C'est déjà "probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de 21e siècle", a déclaré lundi soir le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie sur le plateau d'Audition Publique (LCP-Public Sénat-Le Figaro). "Ce sont plusieurs centaines de milliers d'hectares - je dis bien centaines de milliers d'hectares - qui ont été impactés", a ajouté le ministre, tout en soulignant qu'il était trop tôt pour chiffrer, en euros, les dégâts. "En termes d'argent ce sera très significatif", a-t-il simplement dit. 

Arrivée des premiers financements "mi-juin/début juillet"

Julien Denormandie avait réuni plus tôt dans la journée, en visioconférence, une première "cellule de crise" sur ces gelées printanières qui ont touché 10 des 13 régions françaises, afin de coordonner la réponse gouvernementale. La réunion rassemblait les représentants des producteurs de vin, de fruits, de légumes et de céréales, mais aussi les assureurs, les banques, les chambres d'agriculture, la sécurité sociale agricole MSA, ainsi que des représentants des différents ministères (Matignon, Bercy, Travail).

Le Premier ministre Jean Castex avait promis "des enveloppes exceptionnelles" lors d'un déplacement en Ardèche ce week-end, au chevet des producteurs de fruits. Parmi les mesures envisagées : un recours facilité au chômage partiel, des allègements de charges patronales mais aussi, "vu l'ampleur des dégâts", la création d'un "fonds exceptionnel qui vienne compenser les pertes de revenu", a détaillé Julien Denormandie. Il sera notamment accessible aux viticulteurs. Ces derniers ont la possibilité de s'assurer et ne peuvent donc pas prétendre aux indemnisations du fonds des calamités agricoles. Or moins d'un tiers d'entre eux sont assurés. "Le ministre s'est fixé pour objectif que les premiers financements arrivent mi-juin/début juillet pour les arboriculteurs et producteurs de petits fruits", a rapporté la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, à l'issue de la réunion.

Un bilan particulièrement lourd

Les producteurs s'attendent à de nouvelles gelées ces prochaines nuit. En Touraine par exemple, on s'attend ce lundi soir à vivre une cinquième nuit de gel.

Le thermomètre menace de descendre sous zéro jusqu'à jeudi matin, relève Luc Servant, vice-président des Chambres d'agriculture. "Avec l'humidité, on peut avoir des gelées blanches et donc la formation de glace sur les plantes et donc on sait que ça peut faire du dégât à des températures plus faibles", explique-t-il à l'AFP. A cette heure, le bilan est déjà lourd pour les viticulteurs. 

Selon les estimations de la FDSEA de l'Ardèche, il y aura près de 90 % de pertes pour les cerises, 95 % pour les abricots. C'est 80 à 90% de pertes pour la production des cerisiers à Fougerolles, en Haute-Saône, jusqu'à 90% pour certaines parcelles des Pyrénées-Orientales ou encore environ 50% de la production de prune touchée en Dordogne

Une seule certitude, selon le ministre de l'Agriculture : "Le consommateur aura beaucoup moins accès cette année à des abricots, des cerises, certains fruits" vu la faiblesse de la récolte qui s'annonce, et "la rareté (...) de nos produits sera telle que probablement les prix s'en feront ressentir".

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