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Dossier : Générations Agriculteur

Générations Agriculteur : dans le Puy-de-Dôme, ces jeunes ont fait le choix de l'agriculture

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Par , , France Bleu Pays d'Auvergne

Alors que le salon de l'agriculture ne pourra pas avoir lieu cette année, une première depuis la seconde guerre mondiale, France Bleu rend hommage ce mercredi aux agriculteurs et agricultrices avec le témoignage de jeunes qui ont choisi de s'installer dans le Puy-de-Dôme par passion.

Ces jeunes agriculteurs et agricultrices se sont installés dans le Puy-de-Dôme.
Ces jeunes agriculteurs et agricultrices se sont installés dans le Puy-de-Dôme. © Radio France - Jean-Pierre De Mongelas

Le salon de l’Agriculture n’aura pas lieu en 2021 à cause de la crise sanitaire liée à l'épidémie de coronavirus et c'est un coup dur pour les agriculteurs et agricultrices qui vont habituellement à la rencontre des 630.000 visiteurs arpentant les allées pour faire connaître leurs productions. Pour les soutenir, France Bleu leur consacre une journée spéciale, ce mercredi 17 février et vous invite à découvrir de jeunes agriculteurs du Puy-de-Dôme. 

Magalie Barbat a rejoint l'exploitation familiale à 18 ans

Parmi les jeunes éleveurs et éleveuses qui ont choisi de s'installer, Magalie Barbat, 25 ans. Son bac pro agricole en poche, elle rejoint à 18 ans l'exploitation agricole de ses parents à Saint-Alyre-ès-Montagne dans le Cézallier pour exercer le métier dont elle à toujours rêvé. "J'ai jamais eu de Barbie, à 18 mois, j'étais au milieu des vaches, j'aimais le vivant, ça n'a pas changé" explique la jeune femme. D'ailleurs elle ne voit pas sa vie autrement, "je suis née là-dedans et je pourrais pas partir d'ici et faire autre chose. C'est un plaisir de se lever le matin et de retrouver mes bêtes". 

Magalie Barbat a rejoint l'exploitation familiale à 18 ans.

Magalie Barbat
Magalie Barbat © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas
Magalie et Catherine sa maman
Magalie et Catherine sa maman © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas

Le Gaec Peny à Orcines, une affaire de famille 

A Sarcenat sur la commune d'Orcines, le Gaec Peny exploite 80 vaches laitières et 50 Limousines pour la viande. Nicolas Peny a 31 ans et il est associé avec son père et son épouse Isabelle les a rejoint en 2017. Auparavant agent immobilier, elle se charge désormais de la fabrication et de la vente à la ferme de la fourme AOP d'Ambert "je ne changerais pas du tout d'avis pour rien au monde" dit celle qui a ouvert les portes de l'exploitation au public pour "casser les à priori'

Isabelle Peny se charge de la transformation du lait en fromage.

Isabelle Peny productrice de fromage.
Isabelle Peny productrice de fromage. © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas
Isabelle Peny au coté de son mari Nicolas et de son beau-père Georges.
Isabelle Peny au coté de son mari Nicolas et de son beau-père Georges. © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas

L'agriculture c'est une passion pour la famille, le père Georges Peny va bientôt prendre sa retraite et, comme son père avant lui, il a transmis l'amour du métier à son fils Nicolas, "il aurait pu faire autre chose mais non, il était attiré par la terre, par l'agriculture et puis voilà, il aime faire ça" constate Georges. 

Georges Peny, le père de Nicolas.

Dans sa bergerie Mathieu Brunel vit sa passion

Mathieu Brunel est éleveur de brebis au pied du Puy-de-Dôme, c'est dans sa bergerie et parmi ses 600 moutons qu'on a le plus de chance de le trouver, "j'aime mon métier, c'est une passion. Je suis installé depuis le 1er janvier 2017, il n'y a pas un jour où je ne suis pas venu travailler. Il faut que ce soit une passion parce avec les heures qu'on a pour la rémunération qu'on a derrière, si c'est pas une passion après faut faire autre chose"

Une passion qui génère des contraintes mais qui n'effraie pas Mathieu Brunel, "financièrement, c'est vrai que c'est particulier ; on est toujours dépendant de quelqu'un d'autre, on ne choisit rien, ni le prix où on achète les choses, ni le prix où on vend nos produits". Cela n'empêche pas le jeune homme de continuer à développer son exploitation avec un projet de transformation en fromage de chèvre et de brebis, "un pari sur l'avenir" dit-il. 

Mathieu Brunel est éleveur de brebis au pied du Puy-de-Dôme.

Mathieu Brunel et ses stagiaires dans sa bergerie à Montrodeix
Mathieu Brunel et ses stagiaires dans sa bergerie à Montrodeix © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas

C'est une rencontre qui a changé ma vie - Anthony Morel, éleveur bovin

A l'âge de 10 ans Anthony Morel voulait devenir comptable, jusqu'au jour où ce normand de 26 ans est venu en vacances en Auvergne, dans le gite jouxtant la ferme de la famille Lafarge à Saint-Bonnet-près-Orcival. Là, c'est la révélation, "le premier soir où je suis arrivé avec mes parents, j'ai vu des vaches passer et je me suis approché et il y avait une agricultrice Michèle qui était derrière, elle m'a dit si tu veux venir voir comment ça se passe. C'était il y a 16 ans, on a gardé contact (...) on est venus quatre années de suite et puis après je venais tout seul. Au final, je peux dire que c'est la rencontre qui a changé ma vie"

C'est le début d'une vocation qui ne s'est jamais éteinte pour Anthony qui a 65 vaches et une centaine d'hectares qu'il exploite avec un associé. Bruno Lafarge n'a pas oublié cette première rencontre avec le jeune homme, ni les liens qui se sont tissés ensuite, "au fil du temps on a vu vraiment qu'il était  intéressé par le métier". Et pour Anthony Morel, devenu Auvergnat par passion, il n'y a aucun regret de ce choix de vie, "j'ai réalisé mon rêve moi je trouve, je suis à fond dans mes projets, à fond dans mes rêves (...) petit à petit j'avance dans ma vie, c'est formidable et je suis heureux". 

Le Normand Anthony Morel a choisi l'Auvergne.

A l'âge de dix ans Anthony Morel à eu un coup de foudre pour le métier d'agriculteur
A l'âge de dix ans Anthony Morel à eu un coup de foudre pour le métier d'agriculteur © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas
Anthony à quitté sa Normandie pour prendre la relève de Bruno Lafarge à Saint-Bonnet-prés-Orcival
Anthony à quitté sa Normandie pour prendre la relève de Bruno Lafarge à Saint-Bonnet-prés-Orcival © Radio France - Jean-Pierre de Mongelas
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