Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture – Pêche

Gers : quatorze hectares de champs de coton cultivés à Montréal-du-Gers, une première en France

-
Par , France Bleu Gascogne

Pari tenu pour trois jeunes agriculteurs gersois : en 2017, ils se lançaient dans la culture du coton à Montréal-du-Gers pour fabriquer des polos. En trois ans, ils sont passés de deux à quatorze hectares cultivés. Ils présentent leurs vêtements depuis vendredi au salon du Made in France à Paris.

Yohan de Wit et Médéric et Samuel Cardeillac cultivent désormais quatorze hectares de champs de coton à Montréal-du-Gers entre Gabarret et Condom
Yohan de Wit et Médéric et Samuel Cardeillac cultivent désormais quatorze hectares de champs de coton à Montréal-du-Gers entre Gabarret et Condom © Maxppp - D. LABORDE

Montréal-du-Gers, France

Trois agriculteurs de Montréal-du-Gers présentent les polos qu'ils produisent grâce à leurs champs de coton au salon Made In France qui se déroule du 8 au 11 novembre 2019 à Paris.

Yohan de Wit, Médéric et Samuel Cardeillac se sont lancés dans la production de coton dans le Gers en 2017 sur deux hectares sur leurs exploitations de Montréal-du-Gers, entre Gabarret et Condom. Des champs de coton dans l'hexagone, c'est une première. 

Les trois jeunes agriculteurs gersois cultivaient déjà des céréales et de la vigne mais ils souhaitaient innover. Outre le vin, ils souhaitaient créer un autre produit fini issu de leurs terres céréalières. Ils produisent dons des polos commercialisés sous la marque Jean Fil.

"Notre coton ne quittera jamais la France, de nos champs jusqu'au produit fini" Yohan de Wit, agriculteur à Montréal-du-Gers

En se creusant les méninges, Yohan, Médéric et Samuel s'aperçoivent que le coton n'est pas cultivé en France alors qu'il y a une industrie dans le pays capable de transformer cette matière, contrairement à d'autres plantes qui doivent être envoyées à l'étranger pour faire des vêtements. 

Le terroir gersois adapté à la culture du coton

Le climat océanique qui règne dans l'ouest du Gers convient à la culture du coton explique Yohan de Wit. Les terres argilo-calcaire du terroir gersois conservent parfaitement l'humidité poursuit l'agriculteur, il y aussi des chaleurs régulières l'été, une bonne hygrométrie et suffisamment d'eau

Depuis 2017 qu'ils ont lancé leur production, Yohan, Médéric et Samuel n'ont pas eu besoin d'irriguer leurs champs de coton. Ils n'ont d'ailleurs pas de système d'irrigation. En trois ans, les trois agriculteurs gersois sont passés de deux hectares de champs de coton à quatorze aujourd'hui.  

Il y a trois ans, Yohan, Médéric et Samuel produisaient 100 kilos de fibre de coton par hectare et cette année ils devraient atteindre les 150 kilos par hectare. Les rendements sont faibles par rapport aux pays producteurs que sont la Grèce, l'Espagne ou le Brésil où le rendement peut varier de 500 à 1200 kilos de fibre par hectare. Mais ce faible rendement n'est pas un souci pour les trois agriculteurs gersois qui ne produisent que les quantités de coton nécessaires pour produire le nombre de polos qu'ils souhaitent commercialiser.

Un circuit de la fleur au vêtement 100% français

Les trois agriculteurs gersois se sont équipés de matériel pour récolter le coton et pour séparer la fibre de la plante. Ils font ces opérations sur leur exploitation. Ils mettent aussi le coton en ballots. Ces ballots sont ensuite envoyés dans les Vosges chez Tissage de France pour la filature. Le coton part ensuite sous forme de bobines chez Aube Tricotage, France Teintures, Bonneterie Chanteclair pour la confection et chez A3 Sobrofi Serimar pour la broderie. 

Les coûts de production français étant élevés, le prix des polos des trois agriculteurs gersois sont plus élevés : de 95 à 125€. Mais ils rappellent que leurs polos sont 100% français, font tourner des entreprises de l'hexagone. Les entrepreneurs gersois avancent aussi l'argument écologique : ils expliquent que leur polo fait seulement 2000 kilomètres avant d'arriver dans l'armoire du client contre 20 000 à 60 000 kilomètres pour un polo à 50€ venant de l'étranger, d'Asie par exemple.

Yohan de Wit, Médéric et Samuel Cardeillac ont jusqu'à présent produit 650 polos et en ont vendus 450. Ils espèrent en fabriquer 6000 avec la récolte 2019 de coton qui vient de s'achever. Elle devrait atteindre les 1800 kilos de fibre de coton.

Les trois agriculteurs gersois ne savent pas encore s'ils vont encore agrandir la superficie de leurs champs de coton. Ils veulent plutôt s'attacher à trouver de nouvelles techniques pour améliorer le rendement. Ils aimeraient aussi développer de nouveaux produits notamment des chaussettes et des T-shirts et proposer plus de choix sur les coloris de leurs polos.

Yohan de Wit, l'un des trois agriculteurs gersois qui ont fondé l'entreprise Jean Fil, revient sur l'histoire de ce projet de champs de coton à Montréal-du-Gers

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu