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Agriculture – Pêche

Gironde : un abattoir à Bègles en 2018, pour une production "de la fourche à la fourchette"

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Par , France Bleu Gironde

La première pierre du futur abattoir de Bègles a été posée jeudi dernier, en présence notamment d'Alain Juppé, et du président de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset. Censé être inauguré à l'automne 2018, et géré par les éleveurs eux-mêmes, l'abattoir veut jouer la carte de la transparence.

Les futurs abattoirs de Bègles.
Les futurs abattoirs de Bègles. © Radio France - Visuel groupement des éleveurs de la Gironde.

Lancer des abattoirs en 2017, c'est forcément avoir à l'esprit les différents scandales, notamment révélés par l'association L214, sur la maltraitance que subissent les animaux avant d'être tués. Des bêtes frappées, des actes de cruauté, qui avaient jeté le discrédit sur plusieurs abattoirs français, et emmené au tribunal des employés, mais aussi des membres de l'association. 

Alors, le lancement du chantier des futurs abattoirs de Bègles, ce jeudi, a voulu prendre toutes les précautions nécessaires. Le principal financeur, le Groupe des éleveurs de Gironde (GEG) a longuement expliqué avoir voulu des abattoirs qui lui permettaient de respecter son slogan, "de la fourche à la fourchette". Dans le détail, ils se targuent à présent d'avoir la main sur toutes les étapes de la production de la viande bovine, de l'élevage à l'abattage, en passant par le transport. "Nous sommes des éleveurs, nous aimons nos bêtes. Nous faisons tout pour que si L214 vient nous voir, ils trouvent un lieu de travail très professionnel". 

De la musique zen diffusée aux animaux

La direction de GEG a alors communiqué sur toutes les précautions prises pour aller dans le sens de la transparence et du bien-être animal : les bovins passeront leur dernière nuit dans des box "plus grands que la norme réglementaire", et où tout sera fait pour éviter le stress des animaux : "en leur diffusant de la musique apaisante, comme de la musique zen, des bruits d'eau, ou encore des chants d'oiseau". Du bien-être animal donc, mais aussi du bien-être de ses salariés, qui ne seront pas soumis aux cadences infernales, assure le président de GEG, Serge Chiappa. Et tout le monde pourra le vérifier, avec la présence d'une mezzanine, pour accueillir le public au sein même des abattoirs

Les anciens abattoirs de Bordeaux, lors de leur démolition en 2012. - Maxppp
Les anciens abattoirs de Bordeaux, lors de leur démolition en 2012. © Maxppp - Maxppp

De manière plus technique, la présence d'un abattoir à Bègles, le premier de la métropole bordelaise depuis la fermeture des emblématiques de ceux du quai de Palduate en 2011, répondait aussi à un besoin de proximité. La plupart des éleveurs nord-girondins devaient ainsi aller jusqu'à Bergerac pour abattre leurs bêtes. Et les abattoirs de Bazas, dans le Sud du départements étaient les seuls de Gironde. 

J'ai été conquis par la volonté des éleveurs, dit Alain Rousset

La Région, premier contributeur public du projet, sur les rails depuis 10 ans, a dit, par la voix de son président Alain Rousset, sa satisfaction de le voir mené à bien. "J'ai été conquis par la volonté des éleveurs, dit-il. Quand vous êtes en face de professionnels passionnés..." Parmi les professionnels satisfaits, Thierry, éleveur à Margaux, qui va éviter les trajets des bêtes jusqu'à Bergerac. "Il n'y a pas d'intermédiaires, personne ne touche nos bêtes. C'est non seulement un gain de temps, mais aussi le gage d'un meilleur travail". 

Les futurs abattoirs en chiffres 

4,4 : en millions, le coût des abattoirs, financés en grande partie par les éleveurs girondins

1700 : la surface du site en m²

650 : en tonnes, le poids de viande prévu abattu chaque année. 10 fois moins que celui de Bergerac par exemple. Une capacité de production qui pourrait être doublée si besoin. 

15 : le nombre d'agneaux pouvant être abattus à l'heure, contre 5 bovins

30 : le nombre de bouchers partenaires du Groupement des éleveurs girondins. 

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