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Agriculture – Pêche

Glyphosate : l'interdiction fait débat et les agriculteurs du Puy-de-Dôme ne comprennent pas

mardi 29 mai 2018 à 15:51 Par Jean-Pierre Morel, France Bleu Pays d'Auvergne

Même si ce n'est pas gravé dans le marbre de la loi discutée à l'Assemblée Nationale, le glyphosate sera bien interdit en France à échéance de trois ans a confirmé ce mardi Benjamin Grivaux, le porte-parole du gouvernement. Une ambiguïté incompréhensible pour les agriculteurs du Pu-de-Dôme.

L'interdiction du glyphosate inquiète les agriculteurs
L'interdiction du glyphosate inquiète les agriculteurs © Radio France - Jean-Pierre Morel

Clermont-Ferrand, Auvergne-Rhône-Alpes, France

"C'est un manque de bon sens". Alexandre Bresson, installé à Entraigues dans le Puy-de-Dôme, exploite 111 hectares en polyculture, et il ne comprend pas l’ambiguïté de la part du gouvernement concernant le glyphosate. L'interdiction du très controversé herbicide n'a pas été inscrite dans la loi discutée actuellement à l'Assemblée Nationale. Mais Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a très vite précisé les choses, "ce sera fait, même si ce n'est pas inscrit dans la loi". Pourtant soutenu par Nicolas Hulot, l'amendement a été refusé par le ministre de l'Agriculture, et rejeté par la majorité des députés, dont Valérie Thomas, élue LREM dans la 1e circonscription du Puy-de-Dôme, alors qu'elle avait signé une tribune dans le journal Le Monde pour demander l'interdiction de l'herbicide. "J'ai voté contre car c'était un signe envoyé aux agriculteurs, plutôt que d'être intransigeant, on laisse l'espace pour le dialogue, mais je réaffirme que nous tenons à sortir du glyphosate dans les trois ans qui viennent, et si le monde agricole ne joue pas le jeu, nous aurons recours à une loi plus coercitive" prévient la député du Puy-de-Dôme.

La France réaffirme l'interdiction du glyphosate d'ici trois ans

"Je ne dis pas qu'in ne faut pas limiter l'utilisation, mais on voit bien qu'on interdit un produit, et qu'on le remplace pour deux ou trois autres qui coûtent six ou sept fois plus cher, on ne voit pas où est le progrès" s'interroge Alexandre Bresson, "par exemple pour le traitement des semences, on a interdit les néonicotinoïdes, mais on est obligé de remettre des insecticides dans la terre, sinon les cultures sont ravagées par les nuisibles", poursuit le jeune agriculteur, "on est pas obtus, _moi j'utilise des trichogrammes sur ma ferme depuis 20 ans, des petites bêtes qui parasitent la pyrale du maïs__",_principal prédateur de la plante.

Les alternatives au glyphosate sont plus contraignantes - Radio France
Les alternatives au glyphosate sont plus contraignantes © Radio France - Jean-Pierre Morel

Après la décision de l'Union européenne en novembre de renouveler la licence de l'herbicide pour cinq ans, Emmanuel Macron avait promis que la substance, principe actif du Roundup de Monsanto, serait interdite en France "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans".

Ne pas laisser les agriculteurs dans une impasse technique.... David Chauve, Président de la FNSEA 63

"Nous sommes prêts à rouvrir un certains nombres de débats environnementaux, mais à condition d'intégrer le surcoût induit dans le prix de vente" martèle David Chauve, le Président de la FNSEA 63, "on est pas totalement fermé sur la question du glyphosate, mais _il faut des alternatives, et ne pas se trouver dans une impasse technique avec des conséquences dramatiques sur les revenus, c'est tout_".