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Agriculture – Pêche

Glyphosate : "Make our planet great again, c'est juste de la com'", une militante écolo étrille Emmanuel Macron

samedi 26 janvier 2019 à 6:04 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

Sortir totalement du glyphosate d'ici deux ans, impossible selon le Président de la République. Ne plus utiliser ce pesticide, devenu un symbole, un marqueur de l'action écolo du gouvernement, le Président de la République l'avait pourtant promis.

image d'illustration
image d'illustration © AFP - © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Château-Gontier, France

Dans la Drôme, lors d'une rencontre citoyenne dans le cadre du grand débat national, le chef de l'Etat a déclaré tout le contraire de ce qu'il affirmait il y a encore quelques mois : "je sais qu'il y en a qui voudraient interdire tout du jour au lendemain mais c'est infaisable. Et ça tuerait notre agriculture. Même en trois ans, on ne fera pas 100% on n'y arrivera pas je pense". 

Si c'était un engagement d'Emmanuel Macron, la sortie du glyphosate en France n'a jamais été inscrite dans la loi. Cela dit, Edouard Philippe, le Premier ministre, avait pourtant assuré il y a quelques mois que la promesse serait tenue.

Une reculade qui ne surprend qu'à moitié Anita Poirier, l'une des porte-parole, en Mayenne, du mouvement "Nous voulons des coquelicots", un collectif qui lutte contre les pesticides : "Make our planet great again, c'est de la com'. Derrière, il n'y a aucune volonté réelle. il ne prend pas conscience de l'ampleur des choses. Il n'a pas d'enfant Emmanuel Macron, enfin, je ne sais pas comment il gère ses priorités. Je suis déçue et pas vraiment surprise. Je crains que les lobbys soient plus forts. On laisse de belles saloperies aux générations futures et c'est pas très cool quoi!". 

Ce revirement a fait bondir les mouvements écologistes et de nombreuses ONG. Pourtant, il existe des solutions pour en sortir et c'est une question de volonté politique explique Benoit Planchais, un autre responsable, en Mayenne, du même collectif : "soit on enlève tout, soit on enlève rien. Il faudrait des formations et des financements pour que les agriculteurs se tournent vers le bio. C'est possible, c'est faisable et ça tuerait les géants de la chimie qui sont les maîtres du monde". 

Des rassemblements du mouvement "Nous voulons des coquelicots" sont prévus vendredi prochain, 1er février, à Saint-Pierre-des-Nids et à Château-Gontier-sur-Mayenne. 

Selon une association, la Mayenne, une terre agricole, se classe au 68ème rang national avec l'achat de 1,21 kilos de pesticides par surface cultivée.