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PHOTOS - Grêle dans le Royans : jusqu'à 100% de production anéantie chez certains agriculteurs

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Une semaine après le violent orage de grêle qui s'est abattu sur quatre communes du Royans, dans la Drôme, la sous-préfète de Die s'est rendue sur les lieux pour faire une première estimation des dégâts. Ils sont considérables sur les exploitations agricoles.

Des centaines de noyers ont été couchés par l'orage de grêle du 2 juillet 2020, dans le Royans.
Des centaines de noyers ont été couchés par l'orage de grêle du 2 juillet 2020, dans le Royans. © Radio France - Florence Gotschaux

La sous-préfète de Die, dans la Drôme, Camille Witasse Thezy est allée mesurer l'ampleur des dégâts dans le Royans, une semaine après le passage d'un orage de grêle. Jeudi 2 juillet au soir, des grêlons se sont abattus sur les communes de Saint-Laurent, Sainte-Eulalie, Saint-Jean et Oriol-en- Royans. Et ce sont les exploitations agricoles qui payent à nouveau un lourd tribut, quasiment un an jour pour jour après un premier épisode de grêle, le 6 juillet 2019.

Lionel Berthuin, de Vercornoix estime à 800 le nombre de noyers couchés sur ses parcelles. Il cultive 42 hectares dont 22 ont été touchés par la grêle, notamment à Saint-Jean en Royans. L'an dernier déjà 400 arbres avaient été arrachés... certains arbres relevés et renforcés par des poteaux sont à nouveau tombés. "Ça va nous prendre un temps fou de relever tout ça ! Et beaucoup d'argent si on veut y fixer un poteau. Je dois acheter 30 mètres cubes de bois... Je vais en avoir pour 6000 ou 7000 euros de piquets". Des poteaux d'une vingtaine de centimètres de diamètre, qu'il va enfoncer dans le sol à une profondeur de 1,50 mètre.

Des noyers, renversés par l'épisode de grêle de juillet 2019 mais renforcés depuis, ont à nouveau été couchés par l'orage de grêle du 2 juillet 2020.
Des noyers, renversés par l'épisode de grêle de juillet 2019 mais renforcés depuis, ont à nouveau été couchés par l'orage de grêle du 2 juillet 2020. © Radio France - Florence Gotschaux

A quelques centaines de mètres de là, Franck Gerboud du GAEC des Deux Rives à Saint-Jean-en-Royans élève 80 vaches laitières. Mais 18 des 20 hectares de maïs qu'il cultive pour les nourrir ont été hachés par la grêle. "On n'aura sans doute pas assez pour les nourrir cet hiver", constate-t-il. Mais à 800 euros l'hectare, cette année, hors de question de replanter. "C'est _soit on achète de la nourriture, soit on se sépare d'une partie des bêtes_. Mais aucune solution n'est bonne."

Le maïs a été haché, sur une parcelle du GAEC des Deux Rives à Saint-Jean-en-Royans.
Le maïs a été haché, sur une parcelle du GAEC des Deux Rives à Saint-Jean-en-Royans. © Radio France - Florence Gotschaux

100% des cultures endommagées

A Saint-Laurent en Royans, où s'est installé Rudy Magne il y a deux ans, en arboriculture bio et pépinière d'arbres fruitiers, c'est la déroute. Sa société Pépins et Cie ne fera aucun chiffre d'affaire cette année. "La pépinière a été complètement détruite donc _tout mon chiffre d'affaires a été anéanti. C'est entre 25 et 35.000 euros_. Et je ne parle pas du verger que je vais devoir rabattre à nouveau. Donc je repars, une nouvelle fois de zéro". Rudy Magne avait déjà été touché par la grêle l'an dernier.

Les jeunes cerisiers greffés, qui devaient être vendus à l'automne sont tous lourdement endommagés, chez Rudy Magne, à Saint-Laurent-en-Royans.
Les jeunes cerisiers greffés, qui devaient être vendus à l'automne sont tous lourdement endommagés, chez Rudy Magne, à Saint-Laurent-en-Royans. © Radio France - Florence Gotschaux

Même chose chez Nicolas Formet, de la ferme des Roussets qui cultive des légumes. A part ce qui poussait sous serre, il a tout perdu en quelques minutes. "L'an dernier c'était reparti, mais là ça ne repartira pas, je pense. Deux ans de suite, c'est un peu dur... mais on n'est qu'au début des dérèglements climatiques. La seule manière de s'adapter, c'est que la société civile prenne en compte les paysans. Ça a été un peu le cas pendant le Covid-19. Il faut que ça continue".

Les plants de tomates ont été détruits par la grêle sur l'exploitation de Nicolas Formet, de la ferme des Roussets, à Saint-Jean-en-Royans.
Les plants de tomates ont été détruits par la grêle sur l'exploitation de Nicolas Formet, de la ferme des Roussets, à Saint-Jean-en-Royans. © Radio France - Florence Gotschaux

En visite sur les différentes exploitations, la sous-préfète de Die a pu se rendre compte de l'ampleur des dégâts. Camille Witasse Thezy a souhaité du courage aux agriculteurs qui vont avoir beaucoup de travail ces prochaines semaines et des choix à faire (Arrachage? Nouvelles plantations? etc.). Mais surtout elle a promis que les services de l'Etat instruiraient au plus vite les dossiers pour débloquer le plus rapidement possible des aides auxquelles pourraient prétendre les agriculteurs sinistrés.

La sous-préfète de Die, Camille Witasse Thezy, en visite sur les exploitations frappées par la grêle, le 2 juillet 2020, dans le Royans.
La sous-préfète de Die, Camille Witasse Thezy, en visite sur les exploitations frappées par la grêle, le 2 juillet 2020, dans le Royans. © Radio France - Florence Gotschaux
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