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Agriculture – Pêche

Grêle dans le vignoble bordelais : Nathalie Delattre invitée de la matinale de France Bleu Gironde

jeudi 31 mai 2018 à 11:19 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde

Près d'une semaine après le violent orage qui a frappé le vignoble bordelais, la nouvelle coprésidente de l'ANEV (Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin) est sur France Bleu Gironde ce vendredi entre 8h et 8h30 pour expliquer comment les politiques peuvent aider les viticulteurs.

Nathalie Delattre, adjointe au maire de Bordeaux, sénatrice et coprésidente de l'ANEV.
Nathalie Delattre, adjointe au maire de Bordeaux, sénatrice et coprésidente de l'ANEV. © Radio France - Yves Maugue

Depuis samedi dernier et le violent orage de grêle qui a touché le secteur des Blaye-Côtes de Bordeaux, des Côtes de Bourg ainsi qu'une partie du Haut-Médoc, le vignoble bordelais panse ses plaies. Mardi, le ministre de l'agriculture Stéphane Travers a assuré les viticulteurs du soutien du gouvernement. Il a promis des mesures rapides comme "le recours à de l’activité partielle , l’exonération ou le dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti ou le report du paiement des cotisations sociales"

Face à des viticulteurs qui ne sont pas encore suffisamment assurés contre les aléas climatiques, que peuvent faire les politiques. C'est ce que tentera d'expliquer ce vendredi Nathalie Delattre. L'adjointe au maire de Bordeaux, sénatrice PR (Parti Radical, à droite) et toute nouvelle coprésidente de l'ANEV (Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin) est l'invitée spéciale de la matinale entre 8h et 8h30.

Des générateurs contre la grêle pas encore assez répandus

Au-delà des aides financières lorsque l'orage ou le gel ont frappé le vignoble, les élus peuvent également promouvoir des systèmes techniques afin d'éviter les catastrophes. C'est ce que fait le Conseil Départemental de la Gironde qui finance largement l'installation de générateurs anti-gêle. Le dispositif  s'appelle ADELFA, pour Association de lutte contre les fléaux atmosphériques, et il existe depuis... 60 ans. Imaginez des cubes surmontés d'une cheminée, des générateurs dans lesquels, lorsque sont déclenchées les alertes à la grêle, un mélange d'acétone et d'iodure d'argent est brûlé.  Le produit de la combustion monte dans le ciel et ensemence les nuages.  Il a la propriété de transformer les gros grêlons en petits et les petits en pluie. Et donc de limiter les dégâts potentiels. La gironde compte 120 de ces générateurs, pas assez pour couvrir tout le territoire. Il n' y en a aucun dans la Métropole bordelaise ou le Sud-Médoc. Samedi dernier, ce manque s'est avéré fatal. "Le nuage de grêle s'est formé et s'est abattu sur un secteur qui n'était pas protégé, déplore Dominique Fédieu, conseiller départemental et président de l'Adelfa Gironde. Et les maigres postes présents sur le Blayais ne pouvaient pas non plus suffire d'autant qu'il faut une action 40 kilomètres avant le point d'impact"

Pas assez de bénévoles

Autre difficulté, trouver suffisamment de bénévoles. Car il faut une action manuelle pour déclencher les générateurs. Mais ces bénévoles, le plus souvent des viticulteurs, doivent accepter des contraintes importantes. "Cela suppose d'avoir toujours quelqu'un de service pour pouvoir intervenir, témoigne Paul Yung, producteur à Quinsac et lui-même bénévole. Il y a beaucoup de collègues qui restent sceptiques quant à l'efficacité du dispositif. Et il y en a aussi qui ne veulent pas se casser la tête...". Mais, tant que le maillage du territoire girondin ne sera pas finalisé, le dispositif ne pourra pas s'avérer totalement efficace.