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Agriculture – Pêche

Grèves SNCF : les transports ferroviaires de marchandises en difficulté

lundi 28 mai 2018 à 5:34 Par France Bleu Touraine, France Bleu Touraine et France Bleu

Les grèves SNCF redémarrent ce lundi. Cela a un impact évidemment sur les usagers quotidiens, les commerçants autour des gares, les entreprises de locations de voiture... mais cette grève influe aussi beaucoup sur les transports ferroviaires de marchandises, et donc l'activité des entreprises.

Illustration fret ferroviaire
Illustration fret ferroviaire © Maxppp - Vincent Isore

Indre-et-Loire, France

Les grèves SNCF provoquent un impact sur beaucoup d'activités, et les transports de frets ferroviaires sont fortement touchés. En Indre-et-Loire, les silos reliés aux chemins de fer se trouvent à Monnaie, Saint-Pierre-des-Corps, Neuillé-Pont-Pierre et Reignac. Et pendant les grèves, les trains n'assurent plus les livraisons, et ce n'est pas sans conséquence pour l'activité des entreprises. 

Deux trains sur quatorze pour les transports de marchandises

La coopérative agricole Axéréal, basée à Orléans et qui rayonne sur dix-sept départements estime une perte de 5 à 7 millions d'euros due aux grèves sur une échelle de trois milliards d'euros de chiffre d'affaires. Depuis début avril, seulement 2 trains sur quatorze ont circulé. Cela représente quinze mille tonnes de grains non-envoyés aux clients

Pour pallier l'absence de train, la coopérative utilise des camions. Sébastien Garnier, responsable communication d'Axéréal précise qu'ils n'en trouvent "pas très facilement". Cela représente un gros travail de ré-organisation : "normalement il faut 6 mois à 1 an pour s'organiser. Là, il faut revoir tous les flux logistiques pour pouvoir livrer le client en temps et en heure pour qu'il puisse' continuer sa production industrielle." Mais pour un train supprimé, il faut quarante camions. Ainsi, tout n'est pas compensé par ce mode de transport. 

Alors le grain reste au silo, et le silo se remplit. La moisson se rapproche, et il va falloir justement qu'on ait de la place pour pouvoir accueillir la nouvelle récolte. Et si la récolte de l'année dernière est encore en silo ça va poser de gros soucis techniques et logistiques" -Sébastien Garnier

Le responsable déplore cette perte financière. _"C'est de l'argent qu'on ne mettra pas dans l'investissement dans les silos pour accompagner l'agriculteur, pour être plus efficace dans les services qu'on propose. C'est de l'argent qu'on ne pourra pas utiliser pour l'investissement dans nos outils agricoles_."

Des camions sur-sollicités qui bouchent le marché

La coopérative COPAC, basée à Chinon, qui transporte jusqu'au port de La Rochelle, rencontre aussi des difficultés. Le directeur Patrice Allard explique que la grève a un double impact.

Il y a moins de trains. Mais nous, on peut faire sans. En revanche, il y a beaucoup moins de camions lié à la concurrence accrue. Les entreprises qui prenaient des trains prennent maintenant des camions, surtout dans la région Centre."

COPAC a donc du mal à affréter des camions qui sont très sollicités par les grosses coopératives. Elle est passée de 4 à 6 camions par jour, à 1 voire 2 par jour. 

La coopérative rencontre donc le même problème en terme de stockage et livraison de marchandises, à moindre mesure tout de même. Mais cela peut avoir un impact financier si cela dure. Le directeur précise que "nous devons respecter le volume de chargement dans les bateaux, sinon, il y a des pénalités." Le rythme actuel inquiète. 

Nous avons peur de ne pas réussir à décharger le stock et remplir au port." -Patrice Allard, directeur de la COPAC

La COPAC a 2 500 tonnes de réservé dans les bateaux. Ils ont encore 2 000 tonnes à exploiter avant fin juin. Tout ne sera pas transporté à cause de la baisse du rythme. Ainsi, les marchandises devront être déplacées des silos au moment des moissons. Cela peut coûter 4 à 6 euros la tonne, donc à terme à une dizaine de milliers d'euros. Pour l'instant, la coopérative essaie de prévenir ces risques en mettant en place des camions à leurs frais.