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Agriculture – Pêche

Grippe aviaire : fin de crise en Pays Basque

jeudi 31 mai 2018 à 11:52 Par Bixente Vrignon, France Bleu Pays Basque

ELB avait refusé l'abattage systématique des canes reproductrices de ce couvoir gardien d'une race locale. Les dernières interdictions sanitaires ont été levées il y a quelques semaines.

Les premiers canetons sont nés cette semaine
Les premiers canetons sont nés cette semaine © Radio France - Bixente Vrignon

Bidache, France

C'est le retour à la normale pour la race de canards locale "kriaxera". Euskalherriko Laborarien Batasuna, (ELB-Confédération Paysanne), l'a annoncé ce mercredi 30 mai  au couvoir de la Bidouze, à la ferme Lataillade. Les premiers canetons de la nouvelle saison ont éclos cette semaine, et ils peuvent être commercialisés. La ferme Lataillade veille sur les derniers rejetons de la race locale "kriaxera", et, le 7 juin 2017, en pleine crise de la grippe aviaire, la Préfecture des Pyrénées Atlantiques  avait imposé au couvoir d'abattre une partie de ses canes et avait interdit la commercialisation des canetons.

Une action hors-la-loi

Pour préserver la race et la filière des petits producteurs, le syndicat ELB avait alors distribué les animaux dans des fermes solidaires et des particuliers. Une action hors-la-loi, gagnante, mais qui laissera des cicatrices.

A la ferme Eyhartzea, à Domezain-Berraute, Jean-Michel Berho a décidé de jeter l'éponge: "on a continué à prendre des canards malgré l'interdiction, on faisait des analyses à chaque fois, il n'y a jamais eu de problème, mais petit à petit, ça s'est détérioré pour nous. Trois jeunes devaient reprendre la ferme, et, à l'automne, on a jeté l'éponge. Aujourd'hui, je continue seul et j'arrêterai à la fin de l'année le canard kriaxera. Ça n'a pas été la seule raison, mais il y a eu une grosse guerre d'usure, une grosse pression de l'administration et des services sanitaires, des inspections surprises...". On a exigé à l'éleveur des normes valables pour les grosses unités mais qui n'ont "pas de sens pour les petits éleveurs". 

Certains éleveurs ont subi d'énormes pressions - Radio France
Certains éleveurs ont subi d'énormes pressions © Radio France - Bixente Vrignon

Jean-Michel Berho: "Y'a eu une grosse guerre d'usure, une grosse pression des services sanitaires

"J'avais déjà fait un plan bio-sécurité. Mais ils demandaient toujours plus : des sas sanitaires par exemple. Ça n'a pas de sens! Mes canards sont dans des champs de maïs, ça n'est pas possible. Les services sanitaires n’arrêtaient pas d'appeler, de nous relancer: "Alors? Ces sas?". En novembre 2017 on a eu une nouvelle inspection surprise, et un mois après un avertissement".

Avec l'intervention de Jean-Jacques Lasserre, président du Conseil Départemental des Pyrénées-Atlantiques, et de la députée Florence Lasserre-David, des négociations ont été ouvertes avec le ministère de l'Agriculture. Elles ont permis de trouver une sortie de crise.

Gerla berezi bat

ELB sindikatak azpimarratzen du bi xede bazituela: arraza salbatzea eta produktore ttipien babestea ere. Gaurregun debeku guziak altxatuak dira. Produktoreek aitortzen dute indar harreman hau sortu gabe, beren aktibitatea utzi behar zutela.

Patrick Dagorret: "Kriaxera ahate hori gabe, gure aktibitatea uzten ahal genuen".