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Grippe aviaire : "Il faut aller plus vite", le ministre de l'Agriculture élargit l'abattage massif de canards

Ce vendredi matin, sur France Bleu Gascogne, Julien Denormandie annonce un dépeuplement massif qui passe de 3 à 5 km autour des foyers contaminés, alors que 119 cas sont confirmés dans les Landes.

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, était invité de France Bleu Gascogne ce vendredi matin (photo d'illustration).
Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, était invité de France Bleu Gascogne ce vendredi matin (photo d'illustration). © Maxppp - Daniel Fouray

"Il faut aller plus vite", reconnait Julien Denormandie, invité ce vendredi matin sur France Bleu Gascogne. "Jusqu'à présent, nous avions un vide sanitaire à 3 km autour des foyers. De ces 3 km nous allons passer à 5 km", explique le ministre de l'Agriculture, qui annonce que 119 foyers de grippe aviaire ont été confirmés dans les Landes. La mesure sera mise en oeuvre à partir de ce vendredi matin. Julien de Normandie est attendu ce vendredi dans le département. Il doit rencontrer les éleveurs de canards gras et de volailles en proie à la grippe aviaire.

"Nous avons décidé de réquisitionner des abattoirs pour aller plus vite", a-t-il précisé. Le ministre a rappelé que depuis le 20 décembre, près de 400.000 canards ont été abattus. Il y a actuellement 5 millions de canards d'élevage dans le Sud-Ouest de la France. 

Écoutant le témoignage de Pascal Bernadet, éleveur de Soort-en-Chalosse qui a vu ses canards décimés, et qui dénonce "lenteurs et disfonctionnements", Julien Denormandie se défend : "Force est de constater qu'on n'était pas encore allés assez vite. [...] Mais," souligne-t-il, "j’ai pris la décision de lancer ce dépeuplement massif alors que neuf élevages étaient seulement atteints dans le département".

Premiers acomptes la semaine prochaine

"Il y aura des indemnisations qui portent sur la valeur marchande des canards", annonce encore Julien Denormandie. “Ces indemnisations fonctionneront avec un système d'acomptes, dont les premiers seront versés dès la semaine prochaine aux éleveurs", détaille le ministre, répondant à un éleveur de canards de Doazit, qui se se dit "au bout", en manque de "réponses pour savoir comment travailler”.

Un vaccin contre l'Influenza aviaire serait-il une solution ? "Il y a deux difficultés : il n’y a pas de vaccin homologué, et ces filières exportent beaucoup", estime Julien Denormandie. "Un certain nombre de pays à l’export refusent d’acheter de la volaille vaccinée" redoutant qu'elle "soit porteuse saine du virus, et qu’elle puisse contaminer des volailles localement."

Jusqu'à présent, tous les animaux d’un élevage contaminé par la grippe aviaire étaient abattus, et les abattages préventifs étaient ciblés autour des foyers confirmés : pour toutes les espèces sensibles sur un rayon de 1 km, et pour tous les palmipèdes et autres espèces de volailles non confinées, dans un rayon de 3 km.

La directrice du Cifog, l'interprofession du foie gras, estimait ce jeudi le nombre de cas confirmés en France à "une centaine". Ils sont principalement situés dans des élevages des Landes, mais aussi du Gers et des Pyrénées-Atlantiques.

Réécoutez l'interview du ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, sur France Bleu Gascogne

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