Agriculture – Pêche

Grippe aviaire : il n'y aura plus de canards ni d'oies dans le sud-ouest d'ici quatre mois

Par Olivier Uguen, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Limousin, France Bleu Pays Basque, France Bleu Périgord, France Bleu Toulouse et France Bleu jeudi 14 janvier 2016 à 17:11 Mis à jour le jeudi 14 janvier 2016 à 19:45

Un élevage de canards et d'oies (photo d'illustration)
Un élevage de canards et d'oies (photo d'illustration) © Radio France - Julien Pelaes

Conséquence de la grippe aviaire : il n'y aura plus de canards et d'oies dans les huit départements touchés d'ici quatre mois. C'est le ministère de l'Agriculture qui donne ce jeudi ces préconisations. Les canards pourront arriver à maturité. En revanche, ils ne seront pas remplacés.

Le Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) réuni ce jeudi matin à Paris préconise de frapper fort pour endiguer l'épizootie de grippe aviaire. 

A LIRE AUSSI ► Grippe aviaire : l'Europe salue les mesures drastiques et participera au plan d'aide aux éleveurs

Les huit départements touchés par l'influenza aviaire doivent être assainis, et les pouvoirs publics entendent "mettre en place une stratégie volontariste pour assainir les élevages de palmipèdes et éradiquer la maladie". Le processus doit durer six mois. Retour à la normale prévu normalement fin juin début juillet.

Pas d'abattage massif...

Contrairement à l'une des solutions envisagées, les canards et oies ne seront pas abattus par anticipation. Pas d'abattage massif. "L’élevage des bandes de canards déjà mises en place sera donc poursuivi à son terme", explique le ministère. Les palmipèdes iront à maturité avant d'être tués et commercialisés.

... mais plus de palmipèdes d'ici quatre mois

La formule adoptée prend effet dès lundi : les élevages ne recevront plus de canetons. La production va ensuite être progressivement arrêtée. Les canards et les oies iront à maturité, seront abattus puis commercialisés, mais les élevages actuels ne seront pas renouvelés. Au fur et à mesure, ils vont se vider. 

L'objectif est que dans quatre mois, il n'y ait plus aucun volatile dans les huit départements concernés : la Dordogne (13 cas), les Landes (28), la Haute-Vienne (1), le Gers (10), les Pyrénées-Atlantiques (12), les Hautes-Pyrénées (3), le Lot (1) et la Haute-Garonne (1).

Vide sanitaire à partir de mi-avril

Le vide sanitaire prendra effet à la mi-avril et va durer huit semaines, pendant lesquelles les éleveurs vont nettoyer et désinfecter bâtiments, tracteurs, tunnels, parcours etc. 

La réintroduction des canetons est prévue fin juin. "La production pourra ainsi reprendre pour assurer, dans de bonnes conditions, la production festive de fin d’année".

Le communiqué du ministère de l'Agriculture.

Près de 70 cas de grippe aviaire détectés

Au total, 69 foyers de grippe aviaire ont été détectés dans des élevages du sud-ouest de la France depuis fin novembre et la découverte d'un premier cas chez un particulier.

Ce mercredi, le Portugal a interdit temporairement l'importation de "volailles françaises vivantes destinées à être vendues sur les marchés" suite à la réapparition de la grippe aviaire en France. Une décision effective depuis le 5 janvier, a précisé le ministère de l'Agriculture. 

Le Japon et la Corée du Sud avaient déjà pris des décisions similaires ces dernières semaines.

CARTE - Découvrez les foyers détectés sur notre carte intéractive. Zoomez dans la carte et cliquez sur les points oranges pour en savoir plus (communes concernées, date, élevage).