Agriculture – Pêche

Grippe aviaire : la filière en recherche de solutions pour protéger les élevages du virus

Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Béarn, France Bleu Gironde et France Bleu dimanche 15 janvier 2017 à 4:00

187 communes sont concernées dans quatre départements
187 communes sont concernées dans quatre départements © Maxppp -

La Chambre d'agriculture de la Nouvelle-Aquitaine recherche des solutions à long terme avec les acteurs de la filière et la Région pour protéger les élevages du virus. Près de 187 communes sont concernées dans le Sud-Ouest par l'abattage massif des oiseaux.

L'influenza aviaire continue de s'étendre : la zone d’abattage des canards a été élargie à 187 communes du Sud-Ouest. Un virus toujours plus virulent qui inquiète Dominique Graciet, le président de la Chambre d'agriculture de la Nouvelle-Aquitaine : "On assiste à un déplacement du foyer de plus en plus vers l'Ouest, là où les zones de productions sont beaucoup plus denses, alors que l'Est est en train de s'assainir".

Bientôt 1,3 millions d'animaux abattus

Des mesures de dépeuplement ont été ordonnées par le gouvernement. Au total, 800.000 canards vont être abattus d'ici le 20 janvier, mais "il est possible qu’une seconde vague soit enclenchée nous amenant jusqu’à un abattage de 1,3 million d’animaux à la fin du mois" a annoncé Dominique Graciet.

Dominique Graciet, président de la chambre d'agriculture de la Nouvelle-Aquitaine - Radio France
Dominique Graciet, président de la chambre d'agriculture de la Nouvelle-Aquitaine © Radio France - Pauline Pennanec'h

De son côté, l’Etat a débloqué 14 millions d’euros pour l’abattage et l’indemnisation des éleveurs. La Chambre d'Agriculture de la Nouvelle Aquitaine a elle créé une section volaille dans le Fonds national de mutualisation du risque sanitaire et environnemental. Elle demande à ce que tous les éleveurs soient concernés, "pas uniquement ceux du Sud-Ouest".

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Des mesures à long terme

La Chambre d’agriculture, la Région et l’ensemble de la filière cherchent des solutions pour enrayer la pandémie : des mesures de biosécurité, comme la mise en place de sas de sécurité pour l’entrée et la sortie du personnel et des pédiluves dans les élevages. "Et il faut faire en sorte qu’il n’y ait plus de délais entre la suspicion et le blocage de la zone de manière à éviter la contamination, sur les 3 ou 4 jours d’attente des analyses" ajoute Domnique Graciet.

La réflexion est aussi lancée sur la désinfection des matériaux, des sites, mais aussi sur une éventuelle vaccination : "On souhaite créer un cluster dédié à l’innovation dans ce sens, afin de lutter efficacement contre l’influenza et mieux connaître le virus pour mieux le combattre".

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