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Grippe aviaire : la phase d'abattage est terminée dans les Landes

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Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Les abattages de canards, en cours depuis début décembre dans les Landes pour freiner la propagation de la grippe aviaire, sont désormais terminés. En quelques semaines, près de 2 millions de canards ont été abattus dans les Landes, ainsi que 440.000 volailles.

Près de 2 millions de canards ont été abattus dans les Landes
Près de 2 millions de canards ont été abattus dans les Landes © Maxppp - Le Lievre Nicolas

C'est une étape importante dans la lutte contre l'épidémie de grippe aviaire (influenza aviaire) : les abattages de canards viennent de se terminer dans les Landes, apprend France Bleu Gascogne auprès des services vétérinaires. Aucun nouveau foyer de grippe aviaire n'est apparu dans les Landes depuis le 6 février, signe que le pic de la crise est désormais passé. Et aucun nouvel abattage n'est programmé, à moins bien sûr qu'un nouveau foyer ne se déclare prochainement dans un élevage. Au total, depuis le début de cette crise début décembre, quelques 341 foyers de grippe aviaire ont été identifiés dans les Landes, selon le ministère de l'Agriculture. 

Près de 2 millions de canards abattus 

La propagation fulgurante de ce virus, principalement en décembre et en janvier, a conduit les autorités à ordonner des abattages massifs. Cela a concerné des animaux malades, parce qu'ils se trouvaient dans des élevages infectés, mais aussi et surtout des animaux sains, dans le cadre d'abattages préventifs, pour limiter la propagation du virus. Depuis le début de cette crise de grippe aviaire, près de 2 millions de palmipèdes (1.977.000) issus d'élevages landais ont été abattus dans les Landes ainsi que 440.000 volailles, selon Franck Hourmat, directeur départemental de la DDSCPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) et, à ce titre, responsable des services vétérinaires. 

Nettoyage et désinfection

Maintenant que la phase d'abattage est terminée, les agriculteurs doivent procéder au nettoyage et à la désinfection de leurs élevages, avec l'aide notamment de sociétés spécialisées. "Ce sont des mesures renforcées, prévues par la réglementation, précise Franck Hourmat. Il y a des opérations de curage, d'élimination et de nettoyage. Il y a aussi des délais entre les différents cycles de nettoyage, c'est un processus qui prévoit plusieurs étapes, cela nécessite la mobilisation de beaucoup de ressources humaines et cela prend beaucoup de temps." Certains élevages ont déjà pu terminer cette phase de nettoyage et de désinfection, sur la zone océane, dans le sud-ouest des Landes, où certaines mesures de restriction ont pu être allégées, sans pour autant qu'une reprise de l'activité soit encore annoncée. En Chalosse, cœur de production de foie gras dans les Landes, la phase de nettoyage vient de débuter dans certains élevages. 

Vers une reprise de l'activité dans les prochaines semaines ? 

Pour la reprise de l'activité - une réintroduction des canards dans les élevages - aucune date n'est pour l'instant annoncée par les autorités. Il s'agira d'une décision gouvernementale, que doit prendre prochainement le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie. Il attend pour cela un avis de l'ANSES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, prévu la semaine prochaine. 

Lors de la précédente crise de grippe aviaire, en 2017, c'est au mois de mai que l'activité avait pu reprendre. Cette fois-ci l'interprofession espère un redémarrage plus précoce. "Par rapport à 2017, nous avons gagné un mois et demi sur le traitement de l'épizootie, du fait de mobilisation de moyens exceptionnels par l'État mais aussi par la profession, explique Marie-Pierre Pé, directrice du CIFOG, l'interprofession du foie gras. Donc nous espérons que ce mois et demi gagné dans la lutte contre le virus va permettre de pouvoir redémarrer un petit peu plus tôt." Le mois d'avril est évoqué comme une perspective de reprise.

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