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Grippe aviaire : le département des Landes passe en risque élevé

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Par , France Bleu Gascogne

Un arrêté publié ce jeudi au Journal Officiel passe 45 départements de France en risque "élevé" d'introduction de la grippe aviaire. Les Landes et le Gers sont dans la liste.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Christian Watier

Les autorités françaises placent ce jeudi 45 départements en risque "élevé" d'introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migratoires, selon un arrêté publié au Journal officiel, obligeant notamment les éleveurs à confiner les volailles ou à poser des filets de protection.

Ces mesures de restriction sont justifiées par "la nécessité de prendre des mesures de prévention urgentes et immédiates pour protéger les élevages de volailles français d'une potentielle contamination par le virus influenza aviaire par les oiseaux sauvages en particulier dans les zones à risque particulier ou les départements traversés par des couloirs de migration", selon cet arrêté.

Des départements connus pour leur production de foie gras, comme les Landes et le Gers, notamment, figurent parmi ces territoires. Le risque reste qualifié de "modéré" dans les autres départements. 

La France est à ce jour indemne d'influenza aviaire hautement pathogène. Le retour de ce virus sur le territoire national aurait des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à l'exportation. 

Plusieurs épisodes de grippe aviaire depuis 2015

Les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont été frappés à deux reprises, lors des hivers 2015/16 et 2016/17, par des épizooties de grippe aviaire, qui avaient occasionné des abattages massifs pour éradiquer la maladie et coûté des centaines de millions d'euros aux producteurs.

Il s'agit, selon l'exposé du ministère de l'Agriculture dans son arrêté, de "prendre en compte l'évolution sanitaire défavorable vis-à-vis de l'influenza aviaire dans l'avifaune en Europe". Depuis l'apparition de foyers en Russie et au Kazakhstan cet été, l'épizootie, qui ne présente aucun danger pour l'homme, a progressé vers l'ouest, atteignant récemment les Pays-Bas. "Depuis, une dynamique d'infection s'est emballée puisque 13 cas en faune sauvage et un foyer en élevage de poulets de chair aux Pays-Bas et 13 cas chez des oiseaux sauvages en Allemagne ont été déclarés. Le 3 novembre, le Royaume-Uni déclare également un premier foyer, dans le nord-ouest de l'Angleterre", souligne le ministère.

Les particuliers concernés ?

Le passage à un risque "élevé" déclenche l'instauration de mesures de protection renforcées, dont l'obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours

Les particuliers sont ils concernés ? Nous sommes dans l'attente d'un éclairage de la part de la préfecture des Landes, mais d'après les deux principaux syndicats agricoles landais, FDSEA et Modef, joints par France Bleu Gascogne, la mesure de claustration ou de pose de filets s'applique bien également aux particuliers dans la mesure où il s'agit d'empêcher le virus de rentrer en France. 

Seule dérogation serait donnée "aux élevages commerciaux de moins de 3.200 canards", précise Babeth Soulignac du Modef, qui appelle tout le monde à respecter les mesures. De son côté, Marie-Hélène Cazaubon, pour la FDSEA, ne dit pas autre chose, en rajoutant qu'"aucun cas n'a été détecté en France et qu'aujourd'hui les éleveurs sont mieux préparés en terme de bio-sécurité". Cette dernière se dit plus inquiète du confinement en vigueur depuis le 30 octobre, qui a des conséquences sur l'écoulement des stocks, puisque les restaurants sont à nouveau fermés. 

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