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Agriculture – Pêche

Grippe aviaire : plusieurs pistes pour limiter le risque de propagation du virus

mardi 26 septembre 2017 à 18:54 Par Valérie Mosnier, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque et France Bleu Périgord

C'est l'angoisse de toute la filière gras, le spectre d'une troisième crise aviaire. Pour éviter un tel scénario et la propagation du virus, des acteurs de la filière se mobilisent. Parmi les nouveautés, la mise en place d'une carte pour limiter les flux en cas de risques sanitaires.

Depuis six mois, plusieurs acteurs travaillent au sein d'un "cluster biosécurité" pour trouver des solutions pour protéger la filière avicole de la grippe aviaire
Depuis six mois, plusieurs acteurs travaillent au sein d'un "cluster biosécurité" pour trouver des solutions pour protéger la filière avicole de la grippe aviaire © Maxppp - Le Lievre Nicolas

Landes, France

La menace d'une troisième crise de la grippe aviaire plane en France. 8.500 dindes vont être abattues dans le Maine-et-loire car le virus H5N3, faiblement pathogène, a été détecté dans un élevage de la Julellière au sud d'Angers. L'exploitation est placée sous surveillance. Matériel, animaux, plus rien ne rentre, plus rien ne sort. La nouvelle est inquiétante à quelques semaines de la saison des migrations.

Depuis six mois, plusieurs acteurs travaillent au sein d'un "cluster biosécurité" pour trouver des solutions pour protéger la filière avicole de la grippe aviaire. Ce travail a été lancé par la Région Nouvelle-Aquitaine en mars dernier, avec l'Etat, les collectivités départementales, la Région Occitanie et des entreprises du secteur. Ce réseau est animé par AgroLandes, un technopôle spécialisé dans l'agro-alimentaire qui va voir le jour à Haut-Mauco, près de Mont-de-Marsan.

Empêcher qu'un foyer ne se transforme en gigantesque incendie - Marc Chazaux, directeur du cluster biosécurité

Début novembre, le groupe de travail va publier une carte très précieuse. Elle recensera plusieurs informations cruciales, et d'abord, tous les élevages de canards et de poulets du grand Sud-Ouest, car ils constituent bien sur le premier maillon à risque face à la grippe aviaire. "Si jamais nous avions une suspicion dans un élevage, il faut pouvoir réagir extrêmement rapidement pour empêcher que ce foyer ne se transforme en gigantesque incendie" explique Marc Chazaux, qui dirige le cluster biosécurité.

Avec cette cartographie, l'idée est de connaître précisément où sont les animaux, quels sont les flux des animaux, des véhicules, des personnels pour pouvoir alerter très vite, bloquer les transports, éviter qu'un véhicule ou des animaux potentiellement infectés soient disséminés dans tout le département ou dans toute la région. Une fois répertoriés et bloqués, il faudra attendre le résultats officiels pour lever le doute ou au contraire faire des abattages dans un rayon extrêmement précis.

Pour être utile face à l'apparition de la grippe aviaire, dans un élevage, cette carte devra donc être mise à jour en temps réel, ce qui ne pas le cas des bases de données qui existent aujourd'hui.

Un nouveau test sanitaire à l'étude

Le premier maillon faible, c'est le canard lui-même ! Il faut pouvoir dire rapidement s'il est malade ou pas. Des vétérinaires planchent sur un nouveau test pour connaitre le statut sanitaire de l'animal, sans lui faire de prélèvement dans la trachée ou le cloaque : "Il y a des chances pour que dans les mois qui viennent on puisse prélever uniquement des plumes sur des canards pour trouver le virus. C'est moins stressant pour l'animal, c'est plus précis" rajoute Marc Chazaux. Ce protocole devra être validé par l'Etat, mais il permettrait aux ces canards d'être facilement testés avant d'être transportés.

Le transport constitue un autre maillon faible pour la diffusion de la grippe aviaire, Philippe Carré travaille pour le cluster biosécurité : "Les cages de transport ont été modifiées pour être nettoyées plus efficacement et plus facilement, comme les portes des cages qui pouvaient retenir des déchets." Les transporteurs expérimentent aussi le bâchage des camions transportant les canards pour éviter la dissémination de plumes contaminées. Les stations de lavage de cages de transport de canards ont aussi été améliorées.