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Agriculture – Pêche

Grippe aviaire : premières indemnisations la semaine prochaine dans les Landes

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gascogne, France Bleu

Les indemnisations vont commencer à être versées dans les prochains jours pour les agriculteurs landais, selon le préfet Frédéric Perissat. Il a réuni ce mercredi matin tous les acteurs de la filière palmipède, ainsi que les banques et les collectivités territoriales.

Des canards menés à l'équarrissage dans les Landes
Des canards menés à l'équarrissage dans les Landes © Maxppp - Le Lievre Nicolas

Landes, France

L'argent devrait apparaître dès la semaine prochaine sur les comptes en banque, en tout cas pour certains agriculteurs. Le préfet du département des Landes, Frédéric Perissat, a dévoilé le dispositif, ce mercredi matin, au cours d'une réunion avec tous les acteurs de la filière palmipède du département. Il se décline en deux volets.

D'abord, l'abattage des animaux

Les exploitants qui se trouvent sur un foyer de grippe aviaire dépendent de la DDCSPP, les services départementaux dédiés à la sécurité sanitaire. Les premières indemnisations seront délivrées "dans les prochains jours, sûrement la semaine prochaine", indique le préfet Frédéric Perissat. Les éleveurs seront remboursés sur la base d'un forfait prenant en compte la "valeur moyenne objective" de chaque animal euthanasié, en fonction de l'âge et du nombre de palmipèdes supprimés, ainsi que du type de production. Ils recevront 75% des sommes dues totales.

Pour ceux dont l'exploitation ne se trouve pas dans un foyer, mais dans la zone d'abattage préventif, en revanche, il faudra être plus patient : les indemnisations dépendent de la DDTM, la direction territoriale, qui n'effectuera les versements que dans quelques semaines, pas avant le mois de mars. Là, pas de barème. Le montant des indemnités dépendra de la perte réelle constatée par les agriculteurs.

Ensuite, le vide sanitaire

L'autre volet de l'indemnisation concerne la perte d'exploitation, c'est-à-dire le fait que les éleveurs n'ont pas pu renouveler leur stock d'animaux et poursuivre leur activité normalement, créant ainsi un manque à gagner. Cet argent là n'arrivera qu'à partir du mois d'avril.

Pour aider les acteurs de la filière à tenir, financièrement, le préfet a donc sollicité les banques et les collectivités territoriales. "Nous demandons aux banques de fournir soit des avances de trésoreries, et il s'agit bien d'avances car les aides de l'Etat seront versées, c'est une certitude, soit des prêts à taux zéro." Si un exploitant ne parvient pas à trouver un accord avec sa banque, le conseil régional pourra intervenir directement et prêter l'argent lui-même.

Plus de rigueur dans la biosécurité

Au cours de cette réunion, Frédéric Perissat a aussi voulu faire taire les critiques à propos de la stratégie d'abattage massif. Mardi 7 février, la zone d'abattage préventif a été étendu à 54 communes supplémentaires dans le Sud-Ouest (dont 39 dans les Landes), passant de 361 à 415. Les Landes sont devenus le département le plus touché par l'épizootie.

Pourtant, la stratégie actuelle reste le meilleur choix, assène Frédéric Perissat : "Au vue des connaissances actuelles de la science, en l'absence d'un vaccin efficace, nous n'avons pas d'autre choix. Le vide sanitaire a prouvé son efficacité l'an dernier, puisque le virus a été stoppé. La souche H5N8, qui nous attaque cette année, ne pourra être éradiquée que si chacun respecte strictement les mesures biosanitaires."

Le préfet a ainsi évoqué le cas d'un accouveur dont les cinq bâtiments, pourtant mis aux normes de bio-sécurité, via des investissements de plus de 100 000 euros, ont tous été contaminés par la grippe aviaire, alors que les œufs étaient arrivés sans trace de la maladie. "Il n'y a pas beaucoup d'explications possibles, s'est inquiété le préfet. C'est forcément quelqu'un qui a amené le virus." Frédéric Perissat appelle donc à la plus grande rigueur pour endiguer la progression du H5N8

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