Agriculture – Pêche

Grippe aviaire : une zone de contrôle temporaire mise en place en Saône-et-Loire

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Bourgogne vendredi 17 février 2017 à 18:03

Un cygne porteur de la grippe aviaire a été trouvé dans l'Ain, à la frontière avec la Saône-et-Loire.
Un cygne porteur de la grippe aviaire a été trouvé dans l'Ain, à la frontière avec la Saône-et-Loire. © Maxppp -

Un cygne mort porteur du virus de la grippe aviaire découvert dans l'étang de Grièges dans l'Ain a obligé la préfecture de Saône-et-Loire à mettre en place, ce vendredi, une zone de contrôle temporaire sur cinq communes du sud de département.

Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 vient d’être confirmé sur un cygne trouvé mort sur un étang de la commune de Grièges, située dans le département de l'Ain. En conséquence la zone de contrôle temporaire déjà mise en place dans ce département est étendue et concerne désormais cinq communes du département de Saône-et-Loire : Mâcon, Varennes-lès-Mâcon, Crêches-sur-Saône, Vinzelles et Chaintré.

La préfecture de Saône-et-Loire a donc pris des mesures particulières dans cette zone pour prévenir l’apparition d’influenza aviaire dans les élevages du département

  • l’interdiction de sortie de toutes les exploitations de la zone, des volailles, de leurs produits (viande, oeuf) ou de leurs litières.
  • la limitation autant que possible des mouvements de personnes, d’animaux domestiques, de véhicules au sein des élevages.
  • la surveillance accrue de l’avifaune

Par ailleurs, l’ensemble du territoire national reste classé en risque élevé vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène et il est rappelé que tout propriétaire ou détenteur de volailles ou d’oiseaux captifs doivent respecter des mesures d'hygiène de base.

Le préfet de Saône-et-Loire appelle aussi à la vigilance tous les acteurs, notamment les vétérinaires, les éleveurs, les chasseurs, les propriétaires particuliers de basses-cours et les autres détenteurs d’oiseaux pour tout mettre en oeuvre pour limiter la propagation de ce virus. Cela passe en particulier par le signalement de toute mortalité d’oiseaux auprès de la direction départementale de la protection des populations, de l’office national de la chasse et de la faune sauvage ou de la fédération de chasse.