Agriculture – Pêche

Haute-Loire : encore une mauvaise année pour la lentille verte du Puy-en-Velay

Par Mahauld Granier, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu jeudi 18 août 2016 à 20:58

Lentilles. Illustration.
Lentilles. Illustration. © Maxppp - Christian Watier

Pour les producteurs de lentilles vertes du Puy, les rendements de lentilles ont presque été divisés par deux cette année. En cause : le mauvais temps, et surtout les fortes pluies du printemps. Les producteurs s'inquiètent.

La lentille verte du Puy-en-Velay, produit bien spécifique à la Haute-Loire, n'échappe pas aux conséquences du mauvais temps. Cette année, les rendements des producteurs sont presque divisés par deux. En cause : le mauvais temps et surtout les fortes pluies des mois d'avril à juin.

Les récoltes ne sont pas terminées mais le bilan est déjà contrasté. Les fortes pluies ont noyé les lentilles et les mauvaises herbes ont gêné leur pousse. Jean-François Beraud produit des lentilles à Saint-Jean-Lachalm sur le plateau du Velay. L'année n'est vraiment pas facile : sur le bas de son exploitation, il est sur un rendement situé entre zéro et cinq quintaux, contre dix pour une saison normale.

Jean-François Béraud n'est pas très optimiste sur ses récoltes

Jean-François fait aussi du lait. Mais comme la filière se porte aussi très mal, pour lui rien ne va. Concernant la lentille, ces mauvaises récoltes pourraient avoir des conséquences sur le long terme. Car si les productions de lentilles ne sont plus suffisantes à échelle locale, deux risques : que le consommateur perde l'habitude d'en manger ou encore que les industriels aillent en chercher ailleurs, dans d'autres pays.

C'est aussi l'avis de Antoine Wassner. Le directeur général de l'entreprise Sabarot Wassner, une entreprise qui conditionne les lentilles dans les boites en carton. Et lui aussi est très inquiet pour l'avenir de cette filière :

Antoine Wassner est le directeur général d'une entreprise qui conditionne les boites de lentilles

Et quand les rendements baissent, les hectares semés l'année d'après sont toujours inférieurs. Le cercle vicieux se met en place.

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